Alain d'Antin, peintre

Alain d'Antin
Alain d'Antin

Exposition : Peindre le temps retrouvé, by Alain d'Antin (à la Maison des écritures avril 2011)

 

Les toiles d’Alain d’Antin étaient sur les cimaises de la Maison des Ecritures, en avril 2011. Un événement. En effet, le peintre qui possède sa galerie privée, dans sa demeure, au Château de Latour berceau de sa famille, juchée sur une colline de Samatan, n’accorde qu’à de rares élus le privilège de découvrir ses œuvres.

Depuis qu’il est à la retraite, Alain d’Antin s’adonne plus volontiers à son art qu’il partage avec l’écriture. Friand de « notules et apostilles », ses notes qu’il a publiées en 2008, témoignent de sa vaste érudition et de son humour parfois féroce, toujours élégant. Sa profondeur d’âme, il aime à l’exprimer par la voix du poète Tagor. Alain d’Antin est l’exemple même du fin lettré, esthète et lucide, au passé riche d’expériences diverses : dans la Marine, ce qui le conduit à faire trois fois le tour du monde réalisant ainsi ses rêves d’enfant de marin ; puis dans la haute administration pour terminer sa carrière à la direction de la Culture et de l’Audiovisuel en Midi Pyrénées. Depuis l’âge de 14 ans, la peinture va devenir sa plus intime expression. Ses toiles narrent inlassablement ses périples intérieurs. Délicatesse, subtilité, mais aussi vigueur, puissance. La maitrise est majestueuse. L’impact sur le visiteur, confondant. Il dérange les harmonies pour en réinventer de plus subtiles encore car il se joue du figuratif comme de l’abstrait, n’est jamais où on l’attend. Nourri à Miotte ou Matthieu, il cultive volontiers « le plaisir de la prunelle ». Voyager dans ses toiles, c’est mettre ses pas dans ceux de l’exilé volontaire, là où le ciel prolonge le visage de la terre. Une immersion dans le pur éclat de la beauté.