Coup de coeur... Didier Castell-Jacomin, pianiste

Avec Didier Castell-Jacomin, l’émotion pure est toujours au rendez-vous !

Didier Castell-Jacomin, pour moi, un grand pianiste. Pour l'avoir vu en concert, le coeur liquéfié par son interprétation...

 

Haydn est le compositeur qui me donne le plus envie de mettre au piano le matin ! Mais si je n’avais qu’un compositeur à jouer, ce serait Mozart."

Didier Castell-Jacomin est arrivé de Nice, juste avec ses partitions. Le pianiste ne joue pas  par cœur par choix afin de laisser toute liberté à son cœur, justement,  pour l’interprétation. Et jamais terme n’aura été mieux approprié à la retranscription d’œuvres musicales. Ecouter Didier Castell-Jacomin jouer c’est assister à une re-création au travers de sa sensibilité inouïe. Il parle volontiers  de l’importance primordiale qu’il attache "à l’émotion de l’œuvre, à ses couleurs et reliefs ".

J'ai vu la musique en couleur pendant le concert. J'avais la sensation, à suivre le mouvement de ses mains,  qu'il les plongeait  dans de l’eau pour la faire rejaillir. A l’unanimité, ce soir-là,  on reconnut n’avoir jamais entendu jouer du piano de cette façon.

Cette soirée lombézienne, son 5e concert en France en quatre jours, était consacrée à des compositrices. Et à la question de savoir s’il ressent une différence dans l’art de composer entre femmes et hommes, il s’est montré catégorique :

- Oh oui ! J’ai mis deux mois à comprendre ce qu’elles avaient en tête quand j’ai entrepris de les déchiffrer… 

Un compositeur a une idée et il la suit avec logique tandis qu’une compositrice commence un thème et, sans transition, en amène un autre…

- Mais c’est aussi ce qui en fait la beauté et la couleur.

Si, entre autre, Mel Bonis a su le conquérir, Didier Castell-Jacomin a réussi à créer dans l’audience, une écoute passionnée et subjuguée. Le président des Amis de l’orgue qui l’avait invité, dira :

- Un très beau concert où talent, découverte et sensibilité s'entremêlèrent pour un moment de pur bonheur.

Pur bonheur sera le leitmotiv de tous après le concert,  lors du verre de l’amitié servi sur la place de la cathédrale en compagnie du pianiste. Avec une adorable gentillesse il apporta une réponse à la curiosité manifestée par le public, encore émerveillé, qui continuait de l’entourer avec une sorte de vénération.

 (publié dans la Dépêche du Midi le 20 aout 2012)

©Maïa Alonso

Didier Castell-Jacomin
Didier Castell-Jacomin

Didier Castell-Jacomin est un pianiste français qui a commence ces études a l’age de 4 ans. A L’age de 8 ans il fait le rencontre de Georgy Cziffra qui lui donnera ses précieux conseils durant 2 annees. En 197 il travaille avec la pianiste Catherine Collard. Apres avoir ete diplôme du conservatoire de Nice, Il entre a l’ecole Internationale CIEM Mozart de Lausanne et de Rome, dirigée par le Maestro Fausto Zadra, avec lequel il collabore pendant une douzaine d’annee. Cette rencontre fut un tournant décisif dans sa maniere que penser la musique et plus particulièrement le piano. S’en suivirent des enregistrements pour les labels Calliope et Cristal Records Classic (Concerti de Mozart, Recital Mozart, Recital Chopin « Polonia », récital musique Russe « Tendresse Russe » pour le magasine annuel « Piano » de la lettre du musicien en 2010). lire la suite ici

Didier avec Brigitte Fossey, 2014
Didier avec Brigitte Fossey, 2014

Quelques uns de mes articles sur DCJ

Lombez. Didier Castell-Jacomin rend hommage aux compositrices

Sa virtuosité est reconnue dans les salles prestigieuses du monde entier. Didier Castell-Jacomin, qui rentre d'une tournée en Belgique, dans le cadre du festival «Les Midis-minimes», sera l'invité exceptionnel des Amis de l'orgue, demain, à 20 h 30, à la cathédrale. Avec une audace qui lui est propre, l'artiste a choisi un répertoire puisé chez les femmes compositeurs. "Révéler au grand public l'incontestable talent de ces compositrices écartées de l'histoire par d'absurdes règles sociétales, c'était un pari !" s'enthousiasme le musicien. Le fait que Cécile, décapitée en 232, soit devenue la «Sainte patronne» des musiciens, compositeurs ou interprètes, n'a pas pour autant favorisé la reconnaissance universelle du savoir-faire créateur féminin. Très longtemps, les musiciennes occidentales ont souffert de l'obscurantisme. Leur destinée était d'être épouses et mères. Et donc, pas musiciennes. En 2010, Didier Castell-Jacomin rompt le tabou. Il se consacre à l'étude d'une série d'œuvres de femmes et rencontre Christine Géliot, l'arrière-petite-fille de la compositrice Mel Bonis. Il en découle en juillet 2011, un enregistrement consacré aux compositrices. Son album «Regards» est conçu dans les studios Teldex à Berlin. Il y revisite notamment Clara Schumann, Marianna von Martinez, Mel Bonis ou Cécile Chaminade. Son interprétation unique immerge le public au cœur d'un monde sonore injustement méconnu et dont la découverte est une aventure musicale passionnante. Didier Castell-Jacomin va directement puiser l'âme des œuvres dont il rend une épure à la maitrise parfaite. C'est un pianiste rare, au toucher magique, qui empoigne. Son jeu subtil et plein de nuances promet une pure émotion.

(La Dépêche du Midi, 11/08/2012)

Samatan. Voyage au bout de l'âme de Chopin avec Didier Castell-Jacomin

Les mélomanes auront conservé un souvenir lumineux de cette soirée de septembre au cours de laquelle le pianiste Didier Castell-Jacomin est venu donner un concert à la halle aux grains. Sa virtuosité reconnue dans les salles prestigieuses du monde a touché au cœur les gens de la DRAC et du conseil général. Un rêve a germé : trouver le budget pour inviter à nouveau l'artiste à Samatan et dans le Gers, avec Marie-Christine Barrault. En effet, Didier Castell-Jacomin a en projet un enregistrement (en mars 2010) avec l'actrice, sur Sand et Chopin, dont il est un interprète absolument à part, comme le confirme son album « Polonia », produit par le label Cristal Records Classic, paru en octobre. Une magnifique réalisation, tant du point de vue de la forme - sorti de son boîtier, le CD a l'aspect d'un vrai vinyle en miniature - que de l'interprétation innovante des œuvres. Pureté du son dont la prise magnifie chaque harmonique. Le pianiste va directement puiser à même l'âme de Chopin, l'exilé : « Jouer Chopin comme je le fais, c'est pousser les limites, retrouver l'essence de la poésie, de la force et de la nostalgie de ce compositeur ». Son jeu, souvent « en arrière du temps », rend l'interprétation unique, magistrale. Une épure où la maitrise parfaite du suc de la musique, ici comme suspendue, en ralenti, entame au plus profond de l'être. Avec « Polonia », on a l'impression d'entendre Chopin pour la première fois : Didier Castell-Jacomin transcende la quintessence, distille la grâce. Pour le concertiste, ce n'est pas son jeu qui est inhabituel « mais simplement certains pianistes ont oublié d'être un peu plus humbles face à ce génie et à tout ce qu'il nous a légué ». Un album rare que l'on peut télécharger sur Qobuz : http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/-///

La Dépêche du Midi, 13/12/2009

Dates 2014

2014

12 Avril: Recital a l'auditorium de St Paul de Vence (FR) en compagnie de Liza Kerob (super soliste du Philharmonique de Monaco), Laurence Malherbe, Soprano, a 19h00, a l'occasion du vernissage du paintre Jacques-Michel Dunoyer

20 Avril:  Recital pour "croisi-Europe" a Amsterdam sur le bateau

19 Juin: Concert "le journal intime de Clara et Robert Schumann" conte par Brigitte Fossey. Laurence Malherbe, ssoprano, et le quatuor ADEO (issu de la Yehudi Menhuin Academy) au theatre du Leman a 19;00

17 Juillet: Mozart concerto K.414 avec l'ensemble moscovite "Octavia", a Bitche

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Commentaires : 2
  • #1

    Didier CJ (samedi, 15 mars 2014 09:38)

    Merci mille fois Maia pour ta confiance en moi et ta plume! Je vais faire un lien sur mon site afin que mes visiteurs puissent aussi découvrir ton site.
    Je t'embrasse!
    Didier

  • #2

    maia-alonso (samedi, 15 mars 2014 11:40)

    Merci à toi qui me touche infiniment ! et merci pour le retour ! affectueusement
    Maïa