Epitaphe qu'elle a composé elle-même :
" Bitte glaubt nicht, dass ich gestorben bin. Ich bin voll lebendig von einem Leben in das andere gewandelt."
("Ne croyez pas que je sois morte, je m'en suis allée pleinement vivante d'une vie vers une autre")
1943 - 2007
Christiane Singer nait à Marseille en 1943. Son père est d'origine juive hongroise et sa mère catholique ukrainiènne. Elle se marie, part à vienne et suit les cours de K.G. Dürckheim ( disciple de C.G. Jung). D'abord lectrice à l'université de Bâle puis chargée de cours à l'université de Fribourg, elle se consacre ensuite à ses activités littéraires. Elle est un écrivain de sensibibilité chrétienne imprégnée de sagesse orientale qui s'abstient de donner des leçons de morale et exclut tout dogmatisme.
(Source biographique : Calendrier, Parole de Sagesse)
"Dans cette sinistrose générale à laquelle on assiste très souvent, il y a la nostalgie profonde d’une vie qui serait la vraie vie. Et cette vraie vie ne serait-elle pas l’immédiateté avec les êtres et avec les choses, plutôt que le détournement par le commentaire d’un autre ?" Christiane Singer
Christiane Singer fait partie de mon présent. Je ne la place pas dans un Panthéon, aussi distinctif soit-il, car on ne peut l'enfermer nulle part, mais elle est au firmament des personnes phares qui me guident...
Je vais bâtir cette page avec le temps... pour ne rien figer...
Et si vous partagez ma tendresse pour elle, n'hésitez pas à l'exprimer dans le livre d'or ci-dessous.
Ici, un blog qui partage mon sentiment pour cette vraie femme.
« Nous ne sommes pas là pour nous bercer les uns les autres, mais pour nous réveiller ensemble, pour réveiller en nous la Mémoire endormie de l’Alliance fondatrice de notre être, nous demander comment accéder de neuf à ce qui est.
L’amour décor, l’amour qui embellit les apparences, qui recouvre ce qui n’est pas présentable – le ravalement in extremis de la façade sociale – n’est pas de l’amour. L’ »amour » ou ce que nous croyons être l’amour, avant que n’ait eu lieu l’empoignade, la friction, le corps à corps avec la création, la lutte avec l’ange, la confrontation avec l’ombre qui nous habite, cet amour-là n’est que le royaume de la mièvrerie.
Ce que j’appelle amour est entier dans cette phrase d’un rabbin rescapé d’un camp de la mort : « La souffrance a tout calciné, tout consumé en moi, sauf l’amour. » Si cette phrase nous atteint de plein fouet, c’est que nous sentons bien combien nous sommes loin des représentations, du décorum de l’âme. L’amour est ce qui reste quand il ne reste plus rien. Nous avons tous cette mémoire au fond de nous quand, au-delà de nos échecs, de nos séparations, des mots auxquels nous survivons, monte du fond de la nuit comme un chant à peine audible, l’assurance qu’au-delà des désastres de nos biographies, qu’au-delà même de la joie, de la peine, de la naissance et de la mort, il existe un espace que rien ne menace, que rien jamais n’a menacé et qui n’encourt aucun risque de destruction, un espace intact, celui de l’amour qui a fondé notre être. »

catherine (mardi, 11 mars 2014 17:20)
J'aime la passion avec laquelle Christiane Singer nous invite à méditer sur l'amour et sur la chance que nous avons d'être en vie malgré tout.. extrait de parole d'un rabbin ci-dessus.. "l'amour est ce qui reste quand il ne reste plus rien". Merci Maïa pour ce partage.
MOREL Anne Marie (jeudi, 20 août 2015 17:55)
Bonjour,
Pouvez-vous m'indiquer où je peux trouver les deux ouvrages suivants. J'ai une amie qui n'arrive pas à les trouver :
"Chronique tendre des jours amers"
"Les cahiers d'une hypocrite"
Merci beaucoup !!!
Maïa (lundi, 24 août 2015 19:04)
http://bibliotheques.viry-chatillon.fr/s/id_virycha_R0037049.html pour "les cahiers d'une hypocrite"
et http://bibliotheques.viry-chatillon.fr/s/search.php?action=Record&id=virycha_R0037048 pour "Chronique tendre des jours amers"