Denis Manuel (1934-1993)

http://dvdtoile.com/Filmographie.php?id=46731

http://php88.free.fr/bdff/act.php?ID=1337

 

Denis Manuel  est un comédien français, né à à Paris le 16 juillet 1931

Au cinéma, il a tourné, entre autres, avec Jean-Pierre Melville, Jacques Deray, Luis Bunuel, Yves Boisset, Jean Marboeuf, etc.

À la télévision, il a tourné dans une centaine de téléfilms, depuis la Caméra Explore le Temps à ses débuts jusqu'à l’Affaire Seznec, sous la direction de S. Lorenzi, C. Barma, A. Astruc, J. Kerchbron, A. Cayatte, Y. Andreï, J.P. Igoux, P. Cardinal, F. Villiers, M. Cazeneuve, J.F. Delassus, etc. Interprétant plusieurs personnages historiques dont, Saint-Just, Louis XIV, Henri III, Bonaparte. Voltaire et Louis XI.

Au théâtre, il a joué sous la direction de Jean Vilar au T.N.P, puis a travaillé, entre autres, avec Albert Camus, Roger Planchon, Raymond Rouleau, Laurent Terzieff, Gabriel Garran, André Reybaz, Pierre Boutron, Andréas Voutsinas, Jérôme Savary, etc.… Il a été l’interprète de Claudel, Montherlant, Camus, Racine, Garcia Lorca, Achard, Molière, Max Frisch. Il a écrit deux livres dont "Première rue à gauche" qui raconte son expérience de visiteur de prison.

Il a enregistré (1987) un livre-cassette de la version intégrale du Grand Meaulnes de Alain Fournier (chez Auvidis), et de nombreux disques de poésie chez Ades, dont un Apollinaire (Grand Prix de l'Académie Charles Cros) réédité en disque compact, un Bach raconté aux enfants, et la Correspondance de Sainte Thérèse.

Deux livres : Première rue à gauche, Éditions Flammarion, 1979, 261 p et La Pente Douce, Éditions Ramsay, 1983, 266 p.

Jacques Rivière ou La passion de l'intelligence, lu par Denis Manuel

La correspondance entre Jacques Rivière et Paul Claudel, lu par Denis Manuel

Jean-Marie PLANES décrit le contexte de la rencontre entre Henri RIVIERE et Paul CLAUDEL, puis parle de la correspondance qu'ils entretinrent. Lecture d'un court passage de cette correspondance par le comédien Denis MANUEL et brève intervention du fils d'Henri RIVIERE, Alain Rivière, à ce sujet. Les propos de Jean-Marie Planes sont illustrés de détails d'une édition de la correspondance entre Paul CLAUDEL, Francis JAMMES et Gabriel FRIZEAU, de photographies et d'un portrait de Paul CLAUDEL, d'une photographie d'Odilon REDON, d'un tableau de Paul Gauguin, d'une lettre de Claudel à Henri RIVIERE.

Denis Manuel, comédien et visiteur de prison (vidéo de 1985)

Denis Manuel, poème de Senghor, 1979

Durant la veillée de Noël dans l'abbaye bénédictine du Bec Hellouin, en Normandie, Denis MANUEL dit la 5ème partie de la "Prière de paix" de Léopold Sédar SENGHOR, extraite du recueil "Hosties Noires". François Rabbath au violonelle.

Feuilletons radiophoniques : Noëlle aux 4 vents avec Denis Manuel...

Les feuilletons à la radio remportent un grand succès auprès des auditeurs. Ainsi, à travers deux d'exemples "Noëlle aux quatre vents" et "San Antonio" reportage sur les enregistrements effectués en studio. Interview du réalisateur du premier feuilleton cité, JEAN CHOUQUET, sur la complicité entre les interprètes, l'auteur et lui-même, sur la mise en scène qui nécessite mouvements et déplacements afin de donner plus de réalisme à l'enregistrement. De nombreuses séances d'enregistrement avec Pierre MONDY, Rosy VARTE, Denis MANUEL (à 5'42"), Raymone et quelques autres, orchestrées par Jean CHOUQUET, illustrent son témoignage. Jean CHOUQUET parle des bruitages, des ambiances et du rôle des techniciens pendant une séance d'enregistrement. Autre exemple avec l'enregistrement d'un épisode des aventures de "San Antonio" mis en ondes par Jean Jacques VIERNE. Ce dernier parle de la distribution, de l'apport du physique des interprètes, même à la radio, et de l'ambiance créée par la musique de Martial SOLAL. Une séance d'enregistrement avec Pierre DORIS, Philippe NICAUD, Guy PIERAULD et quelques autres illustrent ses propos. (1967)

La caméra explore le temps : Danton

Denis Manuel (Saint-Just/"La terreur et la vertu")

Mort du comédien Denis Manuel (L'humanité, 11 octobre 1993)

Le comédien Denis Manuel s'est éteint, dans la nuit de vendredi à samedi, à l'âge de cinquante-neuf ans, à son domicile parisien, des suites d'une maladie des os, ont révélé ses proches.

Né à Paris dans une famille qui comptait des ancêtres portugais, auxquels il dut sans doute son visage noble aux traits rigoureux et un casque de cheveux bruns devenu argenté au fil des années, Denis Manuel suivit d'abord des cours de théâtre à Alençon, où il était employé dans une imprimerie, puis au Mans. Ce fut ensuite le cours Simon, à Paris.C'est au Centre dramatique de l'Ouest, au bon vieux temps de la «décentralisation», qu'il commença à jouer, notamment du Camus. Raymond Rouleau fit un temps appel à lui, puis Roger Planchon, dans «l'Infâme» et surtout dans «Bérénice» où Denis Manuel, dans le rôle d'Antiochus, l'amant malheureux de la princesse, trouva peut-être l'une des plus bouleversantes partitions. Il fut aussi de ces grandes heures de la télévision dans «La caméra explore le temps», où il tint le rôle de Saint-Just sous la direction de Stellio Lorenzi, comme ailleurs il fut Louis XI.

Homme de coeur, infiniment sensible à la peine des autres, il fut sept ans durant un visiteur de prison assidu, tentant d'apporter aide et réconfort à maints détenus. Ces dernières années, on put notamment l'apprécier, au théâtre du Rond-Point, dans la pièce «Thomas B» que Jacques Kraemer conçut autour de la figure de Thomas Bernhard, tout comme dans «Un homme qui savait» d'Emmanuel Bove. Il était aussi dans le film de Jean Marbeuf, «Grand guignol». Ses dernières apparitions en scène datent de la saison dernière, dans un cycle voué au théâtre baroque par Jean-Marie Villégier, au Théâtre national de Strasbourg. Il avait avec le même metteur en scène interprété Béralde du «Malade imaginaire» de Molière, donné à Genève puis à Paris, il y a quatre ans, avec une musique de Charpentier.

On gardera de Denis Manuel le souvenir d'un artiste exigeant, intransigeant même, quant à la dignité de sa mission. Quelque chose de religieux habitait sa façon d'être en scène, comme si son apparence ténébreuse et son visage princier lui avaient secrètement dicté de ne jamais déchoir.

 

J.-P. L.

La voie lactée de Bunuel, extrait

Le deuxième souffle
Le deuxième souffle

Autres liens

http://www.astrotheme.fr/astrologie/Denis_Manuel


Né le : 15 juillet 1934 à 12h00 (inconnue)
à : Paris (France)
Soleil : 22°15' Cancer    
Lune : 2°55' Vierge    
Dominantes : Cancer, Gémeaux, Vierge
Lune, Saturne, Jupiter
Air, Eau / Cardinal
Astrologie Chinoise : Chien de Bois
Numérologie : chemin de vie 3
Popularité : 2 692 clics, 20 061e homme, 28 789e célébrité

http://www.jade-music.net/2012/06/brigitte-fossey-denis-manuel-sainte-th%C3%A9r%C3%A8se-de-lisieux-correspondance-volume-2-avec-le-p%C3%A8re-adolphe-.html

Correspondance Ste Thérèse de Lisieur et le Père Rouland, missionnaire en Chine (Brigitte Fossey - Denis Manuel)

2 CD - Référence : 699 754-2   -   Durée Totale : 1h56 min

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Commentaires : 8
  • #1

    dimdamdom (samedi, 14 février 2015 22:38)

    Il y a longtemps que je me posais moultes question à propos de cet acteur qui je le confesse me faisait aussi peur qu'il aiguisait ma curiosité, j'ai trouvé les réponses, ce site est très bien fait, merci.

  • #2

    Maia Alonso (dimanche, 15 février 2015 10:44)

    Merci Dimdamdom.
    Mais je me permets de marquer mon étonnement au sujet de cette remarque "il me faisait peur...." C'était un être d'une telle générosité, comment aurait-il pu "faire peur" ? !

  • #3

    Annick M. (mardi, 11 août 2015 02:25)

    Bonjour,
    Moi aussi, j'aimais beaucoup Denis Manuel. Je l'avais découvert à la télévision dans "La terreur et la Vertu" dans le rôle de Saint-Just. J'ai lu ses livres. Il était devenu un de mes trois acteurs préférés à cette époque (et encore maintenant !), les deux autres étant Jean Muselli (un autre acteur découvert par la télé, et dont, hélas, je ne sais presque rien et crains de ne jamais rein savoir ; je me suis tout d'abord contentée de le regarder jouer avec bonheur, beaucoup plus tard, ma curiosité s'est éveillée et j'ai tant cherché ! En vain… Si par hasard ce nom vous dit quelque chose…) et Sami Frey.
    Comme vous, je m'étonne qu'on puisse dire de Denis Manuel: "Il me faisait peur…", et souhaiterait avoir l''explication !…
    Amicalement.

  • #4

    catherinebabou (jeudi, 13 août 2015 08:01)

    Quel beau partage.. Quelle belle page. C'était un excellent comédien. Merci Maïa de nous rappeler les œuvres dans lesquels il a laissé une trace indélébile.

  • #5

    Annick M. (jeudi, 13 août 2015 22:02)

    Comment ai-je pu oublier Giani Esposito ? C'était le quatrième. Enfin, pas dans l'ordre…
    On peut revoir Giani actuellement sur Youtube, dans le film "Paris vous appartient" de Jacques Rivette (en entier !), et aussi interprétant ses chansons : "Le Clown" et le "Rossignol à l'époque Ming". Belles vidéos. Vous nous rappelez Denis dans votre superbe blog. Quant à Sami, il est toujours là, heureusement, parmi nous, bien vivant…
    Mais de Jean Muselli (le seul blond aux yeux clairs des trois, mais "habité", lui aussi comme ces trois beaux ténébreux…), aucune trace ou si peu…

  • #6

    Maïa (vendredi, 14 août 2015 14:37)

    Merci Babou... Oui heureusement nous reste des traces de ces météores trop vite disparues !
    Annick, j'ai essayé de retrouver des infos sur Jean Muselli mais, non, rien... Giani Esposito aussi bien sûr a fait partie de ces acteurs à la sensibilité si émouvante.
    Mais de tous, seul Denis a été un très proche de ma vie de jeune femme, jusqu'à sa disparition. Le connaître, partager des instants inoubliables avec lui aura été un des grands cadeaux de la vie.

  • #7

    Annick M. (samedi, 15 août 2015 13:49)

    Parti un peu tôt, hélas (comme Giani Esposito, et Jean Muselli dont je sais au moins qu'il s'est suicidé en 1968 à quarante ans…). Vous avez eu cependant l'immense chance de le connaître. Merci pour vos recherches. Amicalement.

  • #8

    Spipou (samedi, 05 novembre 2016 17:26)

    Je cherchais à retrouver cet acteur qui m'avait tant marqué.

    Oui, moi aussi je pourrais dire qu'il faisait un peu peur. Il émanait de lui une telle fragilité...