La fleur des mots... Martine Alix Coppier

La recluse du Destel (Terres de France)

Clic sur la couverture
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Au XVIIIsiècle, le roman d'une jeune fille qui choisit d'expier en ermite dans une grotte des gorges du Destel, en Provence.

Un jour glacial de décembre 1734, une inconnue s'enfonce, sa besace à l'épaule, vers les grottes reculées du village varois d'Evenos. Elle a décidé de renoncer au monde et de cacher, là, les secrets de sa vie d'avant, à La Ciotat puis Marseille, une vie pleine de promesses, jusqu'au jour...  Evoquant une Provence à deux versants, l'un maritime et l'autre rural, La Recluse du Destel est l'histoire tragique teintée de mystère et de scandale de Marie Laugier, ermite. Martine Alix Coppier publie en ce début janvier un nouveau roman : «La Recluse du Destel» (Editions Presses de la Cité, Collection Terres de France). Cette Savoyarde, diplômée des Beaux-arts et des Monuments historiques, venue par passion à l’écriture, s'est spécialisée dans le  roman historique et la biographie.

Une histoire tragique teintée de mystère et de scandale

Ph. M Alonso
Ph. M Alonso

Avec «La Recluse du Destel»  Martine Alix Coppier retrace le portrait d’une femme singulière qui vécut au18e siècle, Marie Laugier. En quête de rédemption, cette femme vécut en ermite dans une grotte des gorges du Destel, en Provence : «  Un destin de femme entre ombre et lumière », dit l’auteure. Et elle nous invite à découvrir les arcanes de son roman : « J'avais entendu parler de cette histoire par une habitante âgée d’Evenos, le village médiéval dont il est question dans le roman . Elle -comme d'autres- avait entendu dire par ses ancêtres qu'une recluse vivait dans une grotte en-dessous du village et qu'elle montait chaque dimanche s'agenouiller devant l'église, le visage caché sous un voile, pour mendier. Les villageois la surnommaient la béate, ne sachant pas ce qu'elle venait expier là, dans des conditions si difficiles. Il y aurait des documents et archives plus ou moins perdues à ce sujet », précise Martine Alix Coppier. Lors de salons du livre provençaux, des érudits locaux lui ont parlé de cette histoire véridique mais sans trop se rappeler de détails : «En tout cas un sujet extraordinaire et émouvant,» dit-elle.

De l'intuition

Un vrai sujet pour cette amoureuse de l’histoire : « En fait, cette Marie (j'ai inventé Laugier), je l'ai trouvée récemment (après avoir écrit le livre !) dans les récits de veillées Ciotadennes de la fin du 19ème siècle ! » Et c’est bien là le plus extraordinaire finalement, que Martine Alix Coppier ait écrit cette histoire de façon intuitive, et qu’elle ne soit pas très différente de la supposée réelle : « Excepté qu'ils imaginaient la recluse dans une petite grotte de la Sainte-Baume, proche de celle de Marie-Madeleine, et qu'elle y serait restée 30 ans (comme la sainte, d'où la légende). Or, il est plus que probable qu'elle se trouvait dans le Destel, à Evenos, où promeneurs et spéléos parlent de la grotte de la Béate (on peut la voir sur internet). » Sujet en or donc. Martine Alix Coppier a cherché à comprendre comment une jeune fille avec les intérêts et plaisirs de son âge, pouvait se retrouver à mener une vie de pauvresse et d'ermite dans de si dures conditions ; pourquoi elle s'infligeait une telle souffrance et punition : « La notion de rédemption s'est imposée, la dualité entre ombre et lumière, vice et pureté. J'ai imaginé comment on pouvait vivre au temps de Louis XV, à la Ciotat, mais aussi à la campagne et j'ai articulé le récit sous deux formes : le style au présent pour Marie dans sa condition de recluse, et le passé-imparfait pour sa vie "d'avant". Et j'ai voulu aussi donner la parole à des héros secondaires et anonymes, comme le paysan qui l'a amenée au village et l'a aimée sans rien savoir d'elle. » Un roman chargé d’émotion, riche d’informations sur la vie quotidienne en Provence à cette époque, mœurs et coutumes, psychologie des personnages et cette figure charismatique de celle qui restera Marie Laugier.

(Paru dans Nananews,© Maia Alonso, 8 janvier 2014) 

Martine Alix Coppier en quelques mots : elle est née à Modane, en Savoie, région dans laquelle elle a ses racines familiales.  Diplômée des Beaux-Arts de Lyon et des  Monuments Historiques, titulaire du DNSEP (photo, peinture et gravure), elle s'est consacrée aux Arts Plastiques, aux expositions et à l'enseignement, avant de se vouer à l'écriture, sa passion de toujours.  Elle aime recueillir la mémoire des anciens et de leurs coutumes pour les nouvelles générations ; il lui est arrivé de "prêter sa plume" ou d'animer des ateliers d'écriture.

Martine Alix est spécialisée dans les  romans historiques, les biographies et romans de terroir, mais elle a une autre facette : des écrits atypiques, portes ouvertes sur d'autres univers, aux carrefours du symbolisme, de l'occultisme, de l'ésotérisme et du fantastique, où l'humour a sa place.  Ses romans sont imprégnés des couleurs et des sensations foisonnantes nées de l'observation de la nature et des hommes, et de sa pratique artistique.

Son écriture est imprégnée de couleurs et de frémissements puisés dans l'observation de la nature et des hommes, et de sa pratique artistique.  Ici, dans une Provence à deux versants, l'un maritime et l'autre rural, « La Recluse du Destel », l'histoire de l’ermite Marie Laugier vous dilate l’âme et vous incendie le cœur.

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RADIO FRANCE BLEU PERIGORD LE COIN DES LECTEURS

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Publications

Schmil éditions - Claude Alzieu 1992

Un siècle pas à pas vers la lumière - éditions Claude Alzieu 1995

Bleu Horizon - éditions Claude Alzieu 1998

Les Astrogoths -  Auto-édition  2005

Coeur de Soleil Le roman de Tournesol  - éditions Cabédita 2009

Le trésor de la Nore (avec Jean-Michel Thibaux) - éditions Presses de la Cité 2010 ; éditions Feryane 2011

L'Héritière de l'abbé Saunière (avec Jean-Michel Thibaux) - éditions Presses de la Cité 2012  /  France Loisirs 2012 / Pocket 2013

La Recluse du Destel  - éditions Presses de la Cité 2014