L'Odyssée de Grain de Bled en terre d'Ifriqiya

Maïa Alonso (Editions L'Harmattan)

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Ce récit témoigne d'un imaginaire riche et absolument original, qui atteste l'ancrage de l'auteure dans cette culture où viennent se mêler un substrat à la fois légendaire et historique et un sens de l'épopée picaresque. La Numidie ancienne, ainsi que ses avatars phéniciens, carthaginois, romains, byzantins,turcs et français, mais aussi espagnols, en est le cadre. Familier mais occulté pour ceux qui sont nés dans ce melting-pot fait de bribes de civilisations, cet univers est totalement atypique et même exotique, mystérieux pour les autres. Vu de surcroît par les yeux d'une femme, ils apportent de ce monde réputé machiste une vision inattendue. Un récit à la fois légendaire et poétique.  Gil Jouanard

Il faut que je vous dise...

Interview Radio Coteau mars 2013
Interview Radio Coteau mars 2013

Nous sommes tous des prophètes. Nous avons chacun le droit d’avoir notre vision du monde, de nos origines, de notre destinée ; libres de tout dogme, de toute « pseudo vérité » qui de tout temps ont fait couler tant de sang et  commettre tant de crimes !

 

Il est autant de vérités que d’êtres. Un étonnant kaléidoscope, une symphonie magique tant qu’elles se respectentsans chercher à se supplanter.  Le drame vient de croire détenir LA vérité et dès lors de chercher à l’imposer par la violence physique ou mentale : « c’est pour ton bien ! » « Pour sauver ton âme ! » … !!!!

 

Détenir la vérité et occuper du terrain. Voilà le propre de l’homme plus que le rire, hélas !

 

Depuis toujours, les hommes s’entre-tuent pour s’approprier un bout de territoire. Ils n’en ont jamais assez. Quels qu’ils soient, aucun n’a la légitimité pour lui. Tous ont été l'envahisseur à un moment donné. Et les revendications ne connaissent pas de fin. Non plus les injustices.

 

Pourtant, la Terre qu’ils se disputent, reste hautaine et indifférente, se nourrissant de leurs cadavres. De nos cadavres. Son chant nous dépasse  (P.15-16).

 

C’est là le point de départ de l’écriture de  L’Odyssée de Grain de Bled en terre d’Ifriqiya.

 

Et bien sûr, ces chants de Grain de Bled ne reflètent que ma seule vérité. C’est pour cette raison qu’il faut que je vous dise…

 

Quand j’ai commencé à l’écrire, je n’avais pas en tête de le rendre publique. J’en étais encore au cœur à cœur amoureux avec ma terre natale dont je suis séparée depuis un demi siècle de façon théorique parce qu’en réalité, de même que je suis toujours parcelle d’elle, elle reste vivante en moi : la séparation n’existe pas, pas plus que l’exil finalement.

Et voilà ou je veux en venir. Voilà aussi le fond de mon livre.

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Et cela, de mon point de vue, est valable pour chaque être vivant de notre belle planète : nous ne sommes pas des citoyens du monde. Nous sommes enfants de la Terre qui nous voit naître parce qu’elle est notre première Mère, et qu’à notre insu à chacun, quel que soit notre règne (minéral, végétal, animal...), elle prépare une âme. Notre âme.

 

De nos parents de chair nous recevons un corps de chair.

 

Notre Terre natale, elle, nous réserve une âme de toute éternité faisant ainsi de chacun de nous son enfant légitime, âme qu’elle pétrit dès l’origine de l’espace-temps. Des millions d’années avant notre venue au monde. Pour cela, elle prend un fragment de sa propre chair et le lance dans une odyssée avec cette injonction : « Tu dois repasser par chacun des chapitres du temps pour arriver à ton jour. »

 

Grain de Bled, être semblable aux anges asexués, est une âme en formation, en transformation. Son odyssée est une initiation le préparant à naître un jour du ventre d’une femme.

 

C’est notre histoire selon ma vérité. Mon « big bang » à moi. Ma genèse.

 

L’histoire de Grain de Bled trouvera son aboutissement dans la naissance de Marie-Sahara, petite héroïne d’une suite en cours d’écriture, non plus récit mais véritable construction romanesque. Une saga avec quatre destins de femmes en Algérie.

 

Cette lecture vous invite à devenir un Grain de Bled ; à vous délester de toute logique. A vous immerger dans les images, les odeurs, les couleurs, le rêve. Un peu comme devant une peinture abstraite. Laissez-vous aller : c’est la clé qui vous ouvrira au charme de ces chants.

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Commentaires : 3
  • #1

    Maia Alonso (mercredi, 05 février 2014 20:27)

    Bon anniversaire !

  • #2

    relaxation-isapierreamma (vendredi, 04 avril 2014 15:49)

    Je remet mes impressions ici ma belle ...

    Maïa , ton "Grain de Bled... " est une source de Lumière . Il ne se lit pas comme un petit pain , il se déguste comme un thé rare . Il m'a fallu plusieurs mois pour le savourer. Bien sûr j'aurais pu le lire d'une traite ... On fait ça en général avant de dire qu'on a aimé . Je n'ai pas le verbe élaboré de Pierre ou de Gil , mais avec juste mes petits mots à moi je peux te dire que je me surprends à prendre des phrases au hasard et les vivres émotionnellement . Reviennent avec elles à ma mémoire mes enfances en pays d'Orient ou de Perse . Il revient à leur frôlement ces odeurs musquées et doucereuses à la fois; ses goûts de sucre au bout de la langue à chaque gorgée de tchoï...
    Pour ces petits voiles flottant dans les mirages au loin , merci Ma belle amie...

  • #3

    maia-alonso (vendredi, 04 avril 2014 16:20)

    Cela me touche chère IsaBelleÂme !! Tu as su lire ce livre comme il faut : par touche, par chant, sans ordre particulier... Merci !!!