Vous l'avez lu, vous en parlez...

A propos de Grain de Bled

Vous avez lu mon livre L'Odyssée de Grain de Bled en terre d'Ifriqiya et vous avez écrit un commentaire. Je vous en remercie. Le livre d'or que j'ai ouvert permettra aux nouveaux lecteurs, s'ils le désirent, d'ajouter un mot... Et donc MERCI !

Élisabeth Walz, Allemagne

Chère Maia,

 

je vous envoie un grand merci pour les belles heures passées avec Grain de Bled. Quel beau travail de recherche, comme vous connaissez bien votre pays!

 

J'ai adoré à la page 63 la mission de Grain de Bled et la petite réponse de la page 85: - Aujourd'hui, quelle importance? Il suffit que ce temps-là ait eu lieu, un point c'est tout. A l'avenir, je considèrerai les grains de sable d'une autre façon...

Élisabeth Walz

Jacques Alfenore, St-Soulan (32)

Que votre inspiration poétique ne tarisse pas ! Grain de bled fait preuve d’une inspiration presque divine…Comment peut-on écrire de la sorte…je suis bluffé !

Cordialement

Jacques Alfenore

Squaw

Ce commentaire fait référence à cette édition : L'odyssée de Grain de Bled en terre d'Ifriqiya (Broché)
Une promenade à travers le temps, racontée par un grain de sable ; il vous raconte ses rencontres au cours des siècles, sur cette terre qu'il aime.
Il est la mémoire de cette terre, ce récit poétique est prenant et...
Mais je ne vais pas tout vous dire, je me contente de vous le conseiller, il m'a vraiment plu! (Squaw)

José Gomez

J'ai lu et apprécié tes deux ouvrages. D'une traite, sans reprendre mon souffle, mais pas dans l'ordre chronologique. J'ai d'abord goûté le soleil colonial, puis j'ai gratté la terre d'Ifriqiya couche après couche avec Grain de Bled pour guide. J'ai beaucoup aimé et je me suis souvent attardé dans ces recoins d'une Histoire en partie oubliée, entre sol y sombra...

Tu ne dois pas douter de la qualité de ce que tu écris, car si j'ai été touché dans mon coeur, d'autres le seront aussi. 

Mon histoire personnelle et celle de ma famille débute en Espagne, et qui sait, peut-être plus loin encore. Notre dernier exil connu fut celui des républicains vaincus. J'en garde le souvenir et je m'efforce de le transmettre à mes enfants, débarrassé de toute amertume. 

 

Au fur et à mesure que je lisais, je me sentais Espagnol, Algérien et Français, tout ça à la fois. Mes origines diverses se sont fondues dans quelque chose de nouveau. Il y a longtemps que ça me travaillait. J'avais les matériaux, le creuset, la passion aussi, mais il me manquait le catalyseur. C'était peut-être Grain de Bled... Grâce à lui je me suis senti méditerranéen, comme on retrouve une identité perdue. Et pourtant, quand le petit grain de sable arrive au bord de cette eau il a peur d'être dissout. 

 

Méditerranée... Ce n'est pas qu'une mer, c'est aussi un sentiment. Quand vient le crépuscule, ce point d'équilibre entre lumière et obscurité, si tu regardes l'horizon tu rêves d'aller faire un tour de l'autre côté. Quelque soit le rivage où tu te trouves. Depuis des siècles. Je crois savoir pourquoi maintenant. Elle est comme une mère qui voudrait réunir ses enfants dispersés. Combien de larmes peuvent encore contenir ses flots? Si tu écoutes bien, elle pleure et se fait entendre dans les cris de souffrance qui suivent la clameur des batailles, dans les sinistres sirènes des bateaux de l'exil et dans les cris aussi de ceux dont l'embarcation de fortune coule en passant le détroit de la dernière chance. Gibraltar, Lampedusa. 

 

J'ai souvent rêvé d'avoir une petite embarcation, une coque de noix comme on dit. C'est de famille. Chez nous, jeter un filet ou quelques lignes, poser des casiers étaient des activités bien naturelles avant la dispersion. Ma vraie patrie est un rivage, pour toujours. Merci beaucoup Maïa. 

Je tiens aussi à dire combien j'ai apprécié que tu fasses référence à Camus, à Jean Daniel, au poète Jean Sénac, à Ferhat Abbas et à tant d'autres qu'on a tendance à oublier. 

Il y a beaucoup d'histoires potentielles à partir de "Grain de Bled". Il pourrait traverser la mer et raconter Al Andalous par exemple, revenir sur sa terre accroché aux sandales de Boabdil ou bien rester sur le continent. Si tu m'y autorise, j'aimerais essayer pour mon usage personnel et en toute humilité. Je citerai à chaque fois ton nom et l'ouvrage en référence. Si diffusion il y a, ça ne serait qu'au sein d'un groupe d'amis qui me sont chers. Sinon, pas de problèmes, je chercherai. Une larme qui coule, tombe et s'évapore, voyage... revient en pluie, oasis, mer.

Pierre Chaze

J’ai eu grand plaisir à recevoir ce soir Maïa ALONSO pour la dédicace de son livre « L’odyssée de Grain de Bled en terre d’Ifriqiya ». Maïa, avec qui nous collaborons à longueur d’année dans le cadre de son travail de correspondante de presse pour la Dépêche du Midi, Maïa ALONSO qui sait si bien valoriser le travail qui s’accomplit dans nos communes du Savès, Maïa ALONSO à la plume si allègre et qui en trois mots vous transforme un compte-rendu de chantier en chant lyrique de l’action locale.

 

Mais on atteint des sommets dès qu’il s’agit de parler d’action culturelle, un bain qui convient si bien à Maïa. Elle émerveille les lecteurs de la Dépêche du Gers par ses textes au style si littéraire, si poétiques. Elle a d’ailleurs été primée pour ses poésies à l’occasion du Salon des Muses d’Europe.

 

Avec Maïa ALONSO, c’est l’étalage de la langue française dans toute sa richesse et sa délicatesse, une langue telle qu’on l’aime en espérant qu’elle ne s’appauvrisse jamais.

 

Avec Grain de Bled, c’est une ode à cette terre que Maïa Alonso a tant aimée. Nous comprenons le déchirement, la douleur de quitter une terre où l’on a vécu, où l’on est né. Nous comprenons la nostalgie de cette vie passée. Avec ce livre, nous avons une part de la vie de Maïa « une part d’amour, comme elle le dit si bien, portée par un grain de sable qui empêche le temps de s’évanouir à jamais »

 

« On ne saurait entrer dans ce récit poétique comme dans un roman, nous dit Gil JOUANAR, c’est une fresque lyrique qui se rêve elle-même en se disant mi fable mi chant selon une veille tradition qui courut et parfois encore se murmure de Bagdad à Tlemcen. »

 

Maïa ALONSO cisèle ses phrases comme un orfèvre et le plaisir est pour nous.

 

Pour Maïa « la filiation ne vient pas des hommes mais bien de la terre qui vous voit naître ». Et l’on comprend mieux cet attachement viscéral à cette terre.

 

Maïa a signé avec ce livre un petit bijou faisant éclater son érudition, son langage poétique et ce coté très intellectuel qu’elle porte avec une modestie sincère. Merci à toi Maïa.

 

Nous savons que tu aimes notre terre du Savès, petit coin de Gascogne et tu nous as fait honneur. Nous sommes fiers que tu aies choisi notre Gascogne comme terre d’adoption.

Pierre Chaze, maire de Samatan (Gers) - 2013

 

Isabelle Gaignier

Maia Alonso , ton "Grain de Bled... " est une source de Lumière . Il ne se lit pas comme un petit pain , il se déguste comme un thé rare . Il m'a fallu plusieurs mois pour le savourer. Bien sûr j'aurais pu le lire d'une traite ... On fait ça en général avant de dire qu'on a aimé . Je n'ai pas le verbe élaboré de Pierre ou de Gil , mais avec juste mes petits mots à moi je peux te dire que je me surprends à prendre des phrases au hasard et les vivres émotionnellement . Reviennent avec elles à ma mémoire mes enfances en pays d'Orient ou de Perse . Il revient à leur frôlement ces odeurs musquées et doucereuses à la fois; ses goûts de sucre au bout de la langue à chaque gorgée de tchoï...

Pour ces petits voiles flottant dans les mirages au loin , merci Ma belle amie...

Laïd Derguini

Grain de bled, je le ressens comme un cri déchirant, un cri de détresse. Plusieurs mois après l'avoir lu, je continue d'entendre les échos.. J'aurais tant souhaité pouvoir répondre à ce cri..mais hélas !.. de toute façon c'est l'un des meilleurs livres que j'aie jamais lu.

Laïd Derguini 

Martine-Alix Coppier

J'ai lu votre livre : lu est un bien grand mot car il est si riche qu'il faudra plusieurs relectures pour en capter toute la saveur. Comme vous le dites, c'est un chant d'amour à votre terre natale. J'ai bien aimé vous écouter sur youtube car vous faites la lecture d'extraits et en prime, la musique de fond est envoûtante. 

Synchronicité : avant de commencer le livre, je disais dans une discussion, en gros votre phrase : "aimer une terre ne donne aucun droit patrimonial", et je me demandais qui peut se targuer de posséder un pays, même s'il est le premier arrivé. 

Quand j'ai écrit les mémoires du général Coche, grand amoureux de l'Algérie, des Touaregs, j'ai rencontré ce vieux monsieur, cet écrivain qui vous ressemblait dans son style. Il avait rencontré Konrad Killian, qui se disait explorateur souverain, qui avait traversé le Ténéré et se baladait parmi les tribus avec un manuel de courtoisie du moyen âge, pour séduire la reine du Hoggar !

Je comprends mieux aussi pourquoi- il me semble- avoir lu que vous vous appelez Marie Sahara. 

Quelle richesse sensorielle et sensuelle, couleurs, odeurs, saveurs, sons, avec un lyrisme poétique mais très réaliste aussi.

Un regret : la mise en page de l'Harmattan qui dessert votre texte et peut rebuter des lecteurs moins sensibles à la poésie, au lyrisme ou à ces "paysages" : il aurait fallu l'aérer, le structurer, avec plus de marges, des blancs de silence, voire un grain de papier spécial, pour un grain de sable ! Mais ainsi, cet éditeur, comme d'autres, économise du papier, et ça compte... Votre texte mis en page autrement, voire illustré de dessins, prendrait une sacrée dimension. Et il serait découvert et lu par davantage de personnes. Martine Alix Coppier

Laurence

au Canada
Grain de Bled au Canada

Si l'exil ne vous tue pas sur le coup il vous donne des ailes ». Ce petit grain de regard observe les envahisseurs ultramarins ou étrangers à cette terre d'Ifriqiya la conquérir et l'asservir. Une seule manière de fuir cette éternelle destinée « S'exiler » d'une île terre aux sables ocre vers le ciel-mer, l'horizon sans fin. Cet ultime exil Maïa ALONSO n'en parle pas ouvertement. Et pourtant... (…) Grain de Bled est encore là mais dans un autre état. Il était juste pousse hier, aujourd'hui il est peuple lié. Il est l'âme nomade de Maïa ALONSO...  (…)Point besoin alors de nostalgie d'une terre ocre qui existe, qui vibre, qui souffle dans chaque particule vivante de son âme immortelle... La terre n'appartient à personne, elle nous est prêtée. « N'oublie pas ton seul refuge c'est l'horizon infini. Cesvaine


Patrice Guirao

Cet Ulysse intemporel qui n'a comme but que   de retrouver sa terre, fut elle une île où un grain de bled, cet Ulysse qui vit dans le cœur de chaque exilé ne peut rester insensible à la tendresse de ce livre. Il y a chez Maia des chants Homériens plus puissants que ceux des sirènes qui portent irrésistiblement loin le lecteur dans des contrées intérieures ciment d'une humanité qui cherche son chemin sans savoir qu'il est sous ses pieds. Maia a la force de ces alchimistes qui ont renoncé à l'or pour nous donner son âme. Elle est de ces auteurs auxquels le temps réserve une place particulière et dans les cœurs et dans la grande bibliothèque de la tendresse humaine. Patrice Guirao 

Que ces chants sont beaux, pleins de poésie et de sensibilité, d'évocations discrètes mais bien senties de ce que nous avons connu, vu, vécu, ressenti dans notre jeune âge.

Bravo pour cet ouvrage qui, de plus, est très bien écrit.Toutes mes félicitations et un grand Merci! Maurice Calmein

 

Ce matin vers 11 h, il faisait presque nuit à Paris, tant de ciel était chargé de nuages d'orages. Déluge sur Paris, et dans ma cour. Cela faisait étrange, alors que je relisais des pages de ton très joli petit livre, plein de soleil. Tu nous avais prévenu : ni un roman ni un récit. Une sorte de poème en prose, mais qui raconte une histoire entre épopée et lyrisme. Il y a toutes sortes de bonheurs d'écritures qui vous retiennent : ... les jupes de dunes ... les véritables amoureux qui tutoient les Etoiles, la Neige, le Vent ...La mythologie que tu déploies est beaucoup plus variée, mais ton texte m'a rappelé une ancienne lecture, celle des "Dialogues avec Leucco" de Pavese (j'ai donné le livre il y a longtemps, et je ne peux vérifier mon souvenir), mais peut-être y as tu pensé, ou non, en commençant. Claude Mignot

Ph. IsaGai
Ph. IsaGai

Chère Algérie ancrée en moi tellement belle et qui me manque d'hier, au présent comme demain... Grâce à toi et ton joli Grain de Sable, je peux m'aventurer, m'égarer là où les mots sont plus forts que l'absence, ils remplissent mon imaginaire, m'emportent droit devant. Nulle envie de revenir en terre frigide où rien n'est dit. Merci toi de vie, merci d'avoir ouvert mon coeur de Bled qui d'ombre est devenu lumière...Tu es Maïa, sois-en sûre ! Tu es ma Taos Amrouche du Gers ♥Sara Do

 

Je ne connais pas de plus extraordinaire aventure que celle de ce grain de sable, infime fragment d'une terre profondément authentique torturée et fabuleuse dont les périodes historiques ou légendaires de son Histoire nous sont contées au fil des pages de ce livre étonnant parfois difficile, animé toujours d'expressions poétiques absolument divines. Grain de bled est l'âme d'une terre celle d'Ifriqiya, il est le temps qui passe inexorablement sans que jamais ne soit absorbé par les civilisations qui s'installent au fil des siècles. Libre, bien au-delà des influences de l'Homme, le Grain de bled est l'Esprit intemporel de cette terre d'Afrique que l'être humain a voulu modeler. (…)Il s'agit bien d'une odyssée fantastique dite avec passion, avec chaleur, avec amour, avec tristesse aussi. Quelle fastueuse évocation toute en beauté de cette terre magique dont j'ai moi-même des souvenirs inoubliables, quel symbole étonnant que ce petit bout de matière inorganique qui par une communion magistrale de la pensée et de l'écriture, vient nous toucher le cœur... " La filiation ne vient pas des hommes, mais bien de la terre qui vous voit naître " page 98. (…) Les dernières lignes du livre m'ont particulièrement touchées ... " c'est pour cela qu'il veut qu'elle emporte ce caillou... " touchée je le fus oui car en Algérie tous les cailloux du désert, des plages, des forêts, du bord des oued, qui font et feront toujours partie de ce paysage que j'ai tant aimé n'ont plus aucun secret pour moi et cela grâce à mon père... mais ça c'est autre histoire. (…) Je voudrais juste dire à Maïa Alonso que je regrette de ne pas trouver les mots pour lui exprimer combien j'ai le coeur gonflé d'amour et de tendresse pour son livre et combien je voudrais croire que le rendez-vous dont elle parle... ce soit vraiment pour aujourd'hui. Babou (Le petit monde de Babou)

Grain de Bled en UK
Grain de Bled en UK

Maïa Alonso est l’auteure de ce nouveau livre. Elle est mon amie depuis  de nombreuses années. Elle est journaliste à La Dépêche du Midi sur la région de Lombez dans le Gers et elle n’a pas manqué d’occasions de relater mes aventures dans le Gers puis plus tard sous d’autres latitudes.

Nous sommes habitués à ce que Maïa butine les infos sur Vallée de Save, elle raconte ce que les autres font. Cette fois-ci, en publiant son ouvrage L’Odyssée de Grain de Bled en terre d’Ifriqija, elle se raconte,  la terre d’Algérie qui l’a vue naître.

Hier elle dédicaçait son livre dans les locaux du Crédit Agricole de Samatan, ce fut l’occasion de la revoir. Je repartirai donc en Lettonie très prochainement et c’est là bas au milieu de la neige que je découvrirai son petit grain de sable africain qui a tant de choses à nous raconter… J’en reparlerais lorsque je l’aurai lu. Merci pour tout Maïa ! Et continue de nous faire partager les infos locales et aussi tes  pensées avec ton petit “grain” de poésie…

Ps: Chaque matin en Lettonie grâce à Internet je m’informe des nouvelles de mon pays avec France Inter et pour les nouvelles de ma région avec le e-journal de La Dépêche et de Sud-Ouest. France Inter vient de me téléphoner, je vais être interviewé prochainement pour une diffusion dans la semaine du 22 avril… Dès que je saurais le jour et l’heureprécise, je le signalerais sur le blog. Jean Amblard

 

J'ai bien sûr terminé votre ouvrage mais il est si "foisonnant" que je m'apprête à le relire. Quoi qu'il en soit, comme je vous l'ai déjà fait savoir, à mon humble avis, vous avez un vrai talent d'écrivain et je suis persuadé qu'un livre sur votre enfance en Algérie (comme vous l'avait réclamé votre nièce, si j'ai bien compris) présenterait le plus vif intérêt et serait accessible à un public bien plus large que celui de l'odyssée de Grain de Bled...  Jean-Marc Laffont

 

Ce petit bijou est l'histoire chantée de la terre natale de l'Auteure, l'Algérie. Le récit narre l'odyssée dans le temps et l'espace d'un grain de sable de la terre dont il est parcelle, terre rebelle, façonnée par de multiples envahisseurs mais jamais soumise.
Voici ce qu'en dit le préfacier Gil Jouanard : "On ne saurait entrer dans ce récit poétique comme dans un roman : c'est une fresque lyrique, qui se rêve elle-même en se disant, mi-fable, mi-chant, selon une vieille tradition qui courut et parfois encore se murmure, de Bagdad à Tlemcen". F. et C. Ortéga

 

Une appréciation qui me touche profondément d'un ami Kabyle Laïd Derguini

De Kabylie... Ce livre est une perle de grand prix, un trésor de connaissance et une banque de donénes. Je le conseille à tout un chacun.   Voici la seule manière qui m’est venu en tête pour le commenter.
Actuellement Grain de bled se pavane dans les ruelles nouvellement baptisées de Souk-El-Tenine. Dès son arrivée dans notre contrée, je me suis empressé de prendre contact avec lui pour l’interroger sur ses pérégrinations historiques à travers l’Ifriqiya. Grain de bled était surpris de constater que des arbres centenaires ont disparu, que des masses de béton poussent partout, que des forêts verdoyantes ont laissé place à des vallées désertiques, par le bâtiment menacées, que des milliers d’automobiles ont remplacé les ânes, les mulets et les chevaux !!. Puis, impatient de converser avec lui, j’ai mis un terme à ces constatations et me suis mis à l’interroger sur tout ce qui me tracassaient. Pour commencer, j’ai interrogé Grain de Bled sur le discours prononcé par le Grand Maître Abderahmane Ibn Khaldoun à Tlemcen.
Grain de Bled a bien voulu accéder à ma requête et m’a rapporté un complément d’informations le concernant. Selon lui, le Grand Maître lui aurait confié, que contrairement à ce qu’il déclarait dans son discours, il ne serait pas sûr que son ascendance soit originaire d’Arabie. C’est sans doute après avoir ouï-dire que la Berbérie contemporaine l’avait adopté et considéré comme étant un de ses siens, sinon un berbère. C’est aussi sans doute après avoir appris que l’Imam Ghazali, le fameux Recteur de l’université islamique de Constantine, l’avait presque « excommunié » en demandant à tout musulman qu’il lui était permis de profaner la tombe de celui-ci, de prélever ses restes et de les brûler !. J’ai aussi interrogé Grain de bled sur celui qu’on appelle «Sidi Okba » en lui demandant d’où lui venait ce titre de « Sidi » puisqu’il était dénué de toute Grandeur !. Pour preuve il traita d’une façon cavalière son prisonnier et se permit même le luxe de l’Offenser et de l’humilier. C’est du Prince de Haut Rang, en l’occurrence Koceila, qu’il s’agit. Et qui plus est, un prince qui avait embrassé l’Islam !. Mais Grain de bled, surpris par cette question, a préféré différer la réponse au siècle prochain. Ceci m’a permis de passer à une autre question non moins importante concernant la Grande Reine. La Kahina qu’on sait trahie par le fils d’un certain Moussa Ibn Nosayr, en donnant ses positions exactes à l’ennemi dans la bataille décisive qui eut raison d’elle. En fait, je sais tout de cette brave combattante qui a résisté jusqu’à l’ultime goutte de son sang… Je voulais seulement que Grain de Bled me dise, si la Kahina était, comme on dit, une juive. Là, Grain de Bled a souri. Je constate me dit-il que vous confondez les genres. Le mot « juive » c’est une race. Celle des hébreux. Ce n’est pas une religion. Kahina est de religion judaïque me dit-il. Et à l’époque c’était la religion en vogue notamment en Ifriquia !. Je voulais insister pour savoir plus sur elle, mais grain de bled, le témoin oculaire, m’a interrompu en me disant qu’il est partant. Il est invité, me dit-il à un conclave qui se tiendra à Bougie par les 99 Saints qui y ont élu domicile. Grain de bled prit congé de moi en me laissant sur ma faim !
Mais j’aurais tant aimé accompagner Grain de Bled et me faire inviter chez ces grands initiés qu’Edouard Shuré a ignorés. J’aurais aussi tant aimé l’accompagner auprès de Cléopâtre Séléné qui exigea de Juba II son aimé, une sépulture digne de son rang, en s’inspirant de l'architecture funéraire de ses ancêtres les pharaons. Enfin, j’aurais temps aimé rester encore avec Grain de Bled. Mais hélas !! Grain de Bled a préféré poursuivre seul le voyage dans le temps.

Laïd DERGUINI

Du Brésil...

« C'est un texte rempli de symbologie et imprégné de mythes, sujet que j'affectionne particulièrement. Je crois que je vais beaucoup aimer. Le langage est plutôt poétique et parsemé de métaphores et de mémoires sacrées. Maïa écrit sous une forme lyrique et fluide. Quelquefois, je dois utiliser le dictionnaire car mon français me joue des tours. Cependant le style est attractif. Il est sonore et l'histoire est magique. Elle rappelle le style et le rythme du Petit Prince (même si le thème est bien différent), les légendes sacrées du Graal et l'univers mythico-sacré des peuples archaïques. Dis à ton amie Maïa (dont le prénom déjà est si significatif) qu'elle est une bonne écrivaine. Elle transmet la beauté et la poésie à l'âme du lecteur. Je pense que j'apprendrai l'histoire du Maghreb dans l'odyssée d'un grain de sable. Ensuite, je t'enverrai une appréciation détaillée de mes impressions. Pour le moment elles sont superficielles. La préface "Les archipels ensevelis de la mémoire", bien expressive, m'a déjà placée dans l'extraordinaire mouvement de l'histoire. Et le début du texte de Maïa avec l'épigraphe de la Genèse, suivi de la phrase initiale : "Je suis la femme sans nom aux visages multiples, aux histoires sans fin" est parlante face à la formule "Et toi, petit homme qui rêves de conquérir, parce que tu as posé le soc de tes mains sur mes reins, reprends tes esprits !" Dalma Braune Portugal Do Nascimento, professeure à la retraite de l'Université Fédérale de Rio De Janeiro (UFRJ), spécialisée en littérature comparée (traduction Cesvaine)

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