Algérie 1830 - 1962

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Chant repris sur ce site  - Cet hymne devenu le nôtre mériterait sans doute de nouvelles paroles... 

Les "événements"

Rappel:

Dès 1945, nous ne comptons plus le nombre de Prêtres et Rabbins assassinés de façon la plus odieuse, par les Djihadistes, précurseurs des égorgeurs du FLN, en 1954....

La revendication principale n'étant pas tant l'Indépendance, mais le souci de tuer des Européens (verset 9-29 du Coran, entre autres)

24 décembre 1954 :

L'église de Dahroussa est mise à sac et brûlée, un symbole de la liberté de culte de la future Algérie nouvelle, et un message clair à l'approche de Noël.

25 Avril 1955 :

Prêche de la guerre sainte à la mosquée de Constantine par les cheikhs Khereïdine et El Hocine.

Dans un prêche remarqué, ils prônent la guerre sainte (le djihad) contre la France et les incroyants (les juifs et les chrétiens) .

Ils sont immédiatement arrêtés.

5 juillet 1955:

Le grand rabbin de Batna laissé pour mort dans un attentat individuel.

7 Avril 1956 :

Un père blanc assassiné à Aïn Sefra.

2 Juin 1956:

une synagogue d'Orleansville est l'objet d'une grenade suivie d'un incendie criminel

20 Août 1956 :

égorgement du père blanc Tabart, à Geryville.

6 octobre 1956:

Un père blanc enlevé en Kabylie.

19 Octobre 1956:

Des deux religieuses enlevées à Igjhil-Ali une (soeur Pierre Fournier) a été égorgée, l'autre (sœur François Solano) est retrouvée hébétée, toutes deux ont été abondamment violées. Il lui est demandé de ne jamais parler de ses tortures, et elle est mutée en Afrique. En retraite à Montréal, le gouvernement français lui a attribué en 2012 la légion d'honneur. Mais la supérieure lui interdit de l'accepter, car cette acceptation pourrait mettre en danger les religieuses qui survivent en Algérie. Lâche chantage des autorités FLN.

22 octobre 1956

Un père blanc suisse égorgé près d'Azazga.

30 Novembre 1956:

A Nedromah, deux graves attentats ciblent la communauté israélite de la petite ville, dans le but (atteint) de la contraindre à l'exil. Deux bombes sont posées dans la synagogue et dans un lieu de réunion communautaire, faisant 23 morts dont le rabbin et une trentaine de blessés

30 Décembre 1956:

Quatre bombes dans quatre églises catholiques d'Alger, dont la cathédrale. Dégâts matériels

15 Janvier 1957 :

Le grand rabbin de Guelma, grièvement blessé.

18 Mars 1957:

Le curé de Saint- Aimé est assassiné près d'Ammi-Moussa, alors qu'il rendait visite à un paroissien.

28 Mars 1957:

Le grand rabbin Choukroun victime d'un attentat à Medea succombe à ses blessures

1° Avril 1957 :

Un aumônier assassiné à Bougie.

3 juin 1957:

Le vicaire (en soutane, pas d'erreur possible) de Sainte Marcienne à Mostaganem, grièvement blessé à

l'arme blanche.

24 juillet 1958:

Un missionnaire américain enlevé en Kabylie.

15 Août 1958:

Quatre attentats à Constantine, un mort, Moïse Chemia, rabbin, et 35 blessés.

12 Septembre 1958:

Grenade dans la synagogue de Boghari

18 Septembre 1958:

Un père blanc, le père Juquet assassiné sur la route entre Sétif et Kerrata.

25 Février 1959 :

L'armée libère l'abbé Rieser, qui avait été enlevé par le FLN.

11 octobre 1959:

Grenade dans la synagogue de Bou Saada, deux morts dont une enfant de 5 ans, 5 blessés

17 janvier 1961

Un aumônier tué dans une embuscade, égorgé et sa croix volée. Quatre jeunes filles de l'équipe EMSI, Melles Djamila, M'barka, Christiane et Sadia ont également été égorgées.

8 Mars 1962 :

38 attentats, 20 morts, 58 blessés. Parmi les plus représentatifs, le rabbin de la communauté juive à Mascara

9 Mai 1962 :

L'abbé Jacques Cerda, curé de Sidi-Moussa, a été enlevé le 9 mai 1962 par le FLN, considéré comme disparu par l’État français, jamais retrouvé par cet état, mais selon la Croix-Rouge longtemps après, supplicié, martyrisé, traîné de camp en camp et assassiné

13 mai 1962

Enlèvement dans le bled d'un instituteur, trois prêtres et trois colons.

10 novembre 1962

A Saint Cyprien des Attafs, les pères blancs PY et Chassine, sont retrouvés au bord du Cheliff, abattus d'une rafale de pistolet mitrailleur, retenus au bord de l'eau par des pierres, par un troisième père qui a pu se cacher. La plupart de ces assassinats sont réalisés par des officiels de la nouvelle république.

Source : http://guerredalgerie.pagesperso-orange.fr

De Charles de FOUCAUD aux moines de Thibérhine, jusqu'à Jacques HAMEL, qui peut affirmer que les religions Chrétienne et Juive n'ont pas souffert du terrorisme Islamique ?

Débarquement de Provence, aout 1944

Mon père y était, char n° 13

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Débarquement de Provence aout 1944
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Guillaume Zeller : massacre oublié du 5 juillet 1962 à Oran

Massacre d'El Hallia 20 aout 1955

EL HALIA le massacre 20 aout 1955 by JF GALEA
EL HALIA le massacre 20 aout 1955 by JF GALEA

NOTES -

 

El Halia était un petit village proche de Philippeville (actuelle Skikda), dans l’ex-département de Constantine (Algérie française),

- l’activité principale est concentrée à la mine de pyrite (sulfure naturel de fer), dont les ouvriers, tant français qu’arabes, avaient le même salaire et les mêmes droits sociaux.

Zirout Youssef, responsable FLN du Nord Constantinois, décide de lancer, le 20 août à midi, une attaque généralisée contre 40 localités, afin de venir en aide aux rebelles de l’Aurès qui sont aux prises avec les paras de Ducournau. Il dispose d’à peine 200 hommes armés qui devront soulever la population, laquelle ne s’engage pas dans la révolution. 12 000 musulmans sont mobilisés. Les objectifs de Zirout sont de récupérer de l’armement, d’éliminer les pro-français, et de provoquer des représailles irréparables. Ses propagandistes affirment que l’armée de Nasser et les Américains soutiennent ce soulèvement raciste. Dans la plupart des localités, les djounoud restent en retrait et poussent en avant les femmes et les enfants.

L’action la plus importante vise Philippeville, ville de 70.000 habitants, où des masses de civils, manifestement drogués, avancent dans les rues sans se soucier de lourdes pertes. L’armée et la police sont en effet alertées et bloquent brutalement les manifestants. En revanche, la mine d’El Halia et le village d’Ain Abid ne sont pas protégés, et les Européens y subissent d’horribles atrocités [1]. Le bilan, minutieusement vérifié, est de 133 Français d’Algérie [2], 53 militaires et policiers, et 36 Français-musulmans dont le neveu de Ferhat Abbas. La répression militaire aurait fait 700 morts le 20 août, et les vengeances de civils plus de 2000 tués les jours suivants (et non les 12000 revendiqués par le FLN).

Les conséquences de ce soulèvement sont tragiques : « C’est la guerre, il faut la faire », déclare le gouverneur Soustelle, qui abandonne l’idée d’une politique libérale [3].  La fracture entre les communautés s’aggrave, elle donne naissance au contre-terrorisme de certains Européens [4] .Sans être exactement une répétition des massacres du 8 mai 1945, ces violences préfigurent celles de la guerre civile des années 1990.

Notes [1] On peut citer 21 enfants dont les têtes sont écrasées contre les murs, et le témoignage de ce rebelle, qui après avoir égorgé une femme, mange le poisson qu’elle avait préparé. [2] Roger Vétillard publie les noms de 51 victimes européennes. [3] Cette déclaration dément la légende de ceux qui prétendent qu’on a attendu la loi de 1999 pour reconnaître la réalité de la guerre d’Algérie. Un Comité de guerre interministériel s’est réuni à Constantine en juillet 1957. [4] Le terrorisme FLN a précédé le contre-terrorisme. Il n’a pas attendu l’attentat de la rue de Thèbes en août 1956 pour utiliser les explosifs. [5] dans « Algérie, 20 août 1955 » (Payot 2011) C. Mauss-Copeaux se réfère à un faux témoin d’el Halia et attribue au général Faivre un curriculum fantaisiste. Les films de la Fox Movietone sont des montages que certains présentateurs situent en 1945, sans en montrer les incohérences.

Roger Vétillard. 20 août 1955 dans le nord-constantinois. Un tournant dans la guerre d’Algérie. Préface de Guy Pervillé. Ed. Riveneuve, 2012, 351 pages, 20 euros. Originaire de Sétif, le docteur Vétillard, après avoir renouvelé l’histoire du 8 mai 1945, a fait une étude très approfondie sur les massacres du 20 août 1955, à partir de documents inédits de la ville de Philippeville, des archives de la gendarmerie et de l’armée, et des témoignages de 53 Français et 11 Algériens, dont 5 anciens de l’ALN. Guy Pervillé met en lumière l’objectivité historique de l’auteur, qui met à mal les erreurs grossières de Claude Mauss-Copeaux-5-, et la présentation tendancieuse des films de la Fox Moviétone. Cet ouvrage montre que des travaux rigoureux peuvent réviser des idées reçues.

Témoignage de Marie-Jeanne PUSCEDDU, une rescapée

« Je m'appelle Marie-Jeanne Pusceddu, je suis pied-noir, née à Philippeville en 1938 de parents français, d'origine italienne. Mes parents étaient des ouvriers ; toute ma famille, frères, oncles, cousins, travaillait à la mine d'El-Halia, près de Philippeville. Ce petit village
d'El-Halia n'était qu'un village de mineurs, d'artisans qui travaillaient dur dans la mine de fer. Il y avait également des ouvriers arabes avec qui nous partagions, au moment de nos fêtes respectives, nos pâtisseries et notre amitié. Ils avaient leurs coutumes, différentes des nôtres, nous nous respections. Nous étions heureux. Les "événements
d'Algérie" ont commencé en 1954. Mais pour nous, la vie était la même, nous ne nous méfions pas de nos amis arabes.
Je me suis mariée le 13 août 1955, nous avons fait une belle fête et tous nos amis étaient là, notamment C., le chauffeur de taxi arabe que nous connaissions bien. Avec mon mari, nous sommes partis en voyage de noces. Le 19 août 1955, avec mon mari André Brandy (ingénieur des mines employé au Bureau de la recherche minière
d'Algérie ), nous avons pris le taxi de C. pour rentrer à El-Halia.
Pendant le trajet, C. nous dit: "Demain, il y aura une grande fête avec beaucoup de viande". Je lui répondis: "Quelle fête ? Il n'y a pas de fête". Je pensais qu'il plaisantait. Le lendemain, 20 août, tous les hommes étaient au travail à la mine sauf mon mari. Il était juste midi, nous étions à table, quand soudain, des cris stridents, les youyous des mauresques et des coups de feu nous ont surpris. Au même moment, ma belle-sœur Rose, sa petite dernière Bernadette (trois mois) dans les bras arrive, affolée, suivie de ses enfants, Geneviève 8 ans, Jean-Paul 5 ans, Nicole 14 ans, Anne-Marie 4 ans. Son aîné Roger, âgé de 17 ans, était à la mine avec son père. Avec ma mère, mon frère Roland de 8 ans, Suzanne ma sœur de 10 ans, Olga mon autre sœur de 14 ans et mon mari, nous avons compris qu'il se passait quelque chose de grave. Les cris étaient épouvantables. Ils criaient: "Nous voulons les hommes". Je dis à mon mari : "Vite, va te cacher dans la buanderie!".
Nous nous sommes enfermés dans la maison, mais les fellaghas ont fait irruption en cassant la porte à coup de hache. A notre grande stupeur, c'était C., le chauffeur de taxi, "l'ami" qui avait assisté à mon mariage. Je le revois encore comme si c'était hier. Il nous a poursuivis de la chambre à la salle à manger, puis dans la cuisine; nous étions pris au piège. C., avec son fusil de chasse, nous menaçait.
Il a immédiatement tiré sur ma pauvre mère, en pleine poitrine, elle essayait de protéger mon petit frère Roland. Elle est morte sur le coup avec Roland dans ses bras, lui aussi gravement atteint. Ma belle-sœur Rose a été tuée dans le dos. Elle gardait son bébé contre le mur, ma
jeune sœur Olga s'est jetée, dans une crise d'hystérie, sur le fusil, il a tiré à bout portant, la blessant salement. Il nous narguait avec son fusil. Bravement et affolée, je lui dis: "Vas-y! Tire! Il ne reste plus que moi". Il a tiré, j'ai reçu la balle à hauteur de la hanche, je n'ai même
pas réalisé et il est parti. J'ai pris les enfants, les ai cachés sous le lit avec moi, mais je souffrais trop et je voulais savoir si mon mari était toujours vivant. Je suis allée dans la buanderie et me suis cachée avec lui derrière la volière. Les fellaghas, les fils de C., sont revenus. lls se dirigeaient vers nous en entendant un bruit, mais l'un d'eux a dit en
arabe: "C'est rien, c'est les oiseaux". Et nous sommes restés, apeurés, désemparés, sans bouger jusqu'à cinq heures de l'après-midi.

Les cris, les youyous stridents, la fumée, le feu, quel cauchemar !
...Un avion de tourisme est passé au-dessus du Village et a donné l'alerte. L'armée est arrivée à dix-sept heures. Et là, nous sommes rentrés dans la maison pour constater l'horreur. Mon petit frère Roland respirait encore; il est reste cinq jours dans le coma et nous l'avons sauvé. Malheureusement, ma sœur Olga a été violée et
assassinée, ma sœur Suzanne, blessée à la tête, elle en porte encore la marque. Puis l'armée nous a regroupés. Ma famille Azeï, tous massacrés au couteau, la sœur de ma mère, son mari, ses deux filles dont l'une était paralysée, l'une des filles qui était en vacances avec
son bébé a été, elle aussi, assassinée à coups de couteau (c'est la fiancée de son frère, qui s'était cachée, qui a tout vu et nous l'a raconté). Le bébé avait été éclaté contre le mur. Puis, mon cousin a été tué à coups de fourchette au restaurant de la mine, le frère de ma mère, Pierrot Scarfoto a été, lui aussi massacré, en voulant sauver ses
enfants, à coups de couteau, les parties enfoncées dans la bouche, ainsi que mon neveu Roger, âgé de 17 ans. Mon père, sourd de naissance, blessé à coup de couteau, s'était réfugié dans une galerie abandonnée. Il n'a pas entendu l'armée, on ne l'a retrouvé que quinze jours plus tard, mort à la suite de ses blessures. Il a dû souffrir le
martyre. Mon jeune frère Julien a été également massacré.
Je suis restée à l'hôpital près de trois mois, j'avais fait une
hémorragie interne avec infection, car les balles fabriquées étaient bourrées de poils, de bris de lames de rasoir. Nous avions échappé à la mort, mais pas à la souffrance. Mon mari fut muté à Bougie, mais le Chantier ayant subi une attaque, il a dû fermer; puis à Ampère, près de Sétif, et finalement au Sahara. Mais les femmes n'étaient pas
admises. J'ai été recueillie avec mes deux frères à Lacaune-les-Bains, chez les Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, j'y étais déjà venue plus jeune.
Le fellagha meurtrier de ma famille a été arrêté, j'ai dû venir témoigner pendant trois ans en Algérie, car j'étais le seul témoin. Mon témoignage fut mis en doute, du moins la façon dont les miens ont été massacrés. Ils ont déterré ma mère pour voir si je disais la vérité, je n'en pouvais plus. On a retiré plusieurs balles et la seule chose de
positive dans tout ce cauchemar, c'est le collier qu'elle portait et que l'on m'a remis ; collier dont je ne me séparerai jamais ».
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Mémoire d'Algérie (vidéo)

Assemblée générale du 17 mai 2015 à La Grande Motte
Assemblée générale du 17 mai 2015 à La Grande Motte

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Biographe, essayiste et romancier, Alain Vircondelet est un écrivain complet. Son style empreint de poésie invite le lecteur au voyage et à s'incarner dans les histoires et les récits qu'il raconte. Né à Alger, issu d'une famille franc-comtoise installée en Algérie depuis le milieu du XIXe siècle, il a été profondément marqué par ce « pays enchanté » comme il aime le dire, une terre qui offre également les réminiscences d'une déchirure du fait de l'exode forcé des pieds noirs en 1962. Cet amour nostalgique pour cette contrée et ce départ contraint avec ses parents à bord du Ville d'Alger, il les dépeint dans son dernier ouvrage La Traversée (First) : un récit teinté de couleurs « diaporama » qui nous plonge dans cette histoire tragique qui est encore difficile à faire entendre aujourd'hui. A l'heure des commémorations des 40 ans de la Fin de la guerre d'Algérie, Alain Vircondelet nous fait l'honneur de venir dans V.I.P. pour nous conter son parcours, « son Algérie » et évoquer les figures spirituelles qui l'ont profondément marqué comme Charles de Foucauld ou Jean-Paul II.
Emission du 31/03/2012

Guerre d’Algérie Images en couleurs inédites et rare.

Repris sur le blog Algérianie

EMISSION TV

Archives pour la catégorie EMISSION TV

Les porteuses de feu

film de Faouzia Fekiri, présenté par FR3 le 26 janvier 2008 

Ce sont les entretiens d’une journaliste algérienne Faouzia Fekiri avec une trentaine de jeunes algériennes, âgées de 16 à 20 ans, devenues des poseuses de bombes engagées dans la guérilla urbaine menée par le FLN contre la France en Algérie. Ces tueuses d’enfants, de femmes et de personnes âgées, sont devenues pour certains des « figures emblématiques » de la « bataille d’Alger ». Elles racontent leur histoire qui les a transformées de jeunes filles bénéficiant de la civilisation occidentale en terroristes assassinant des civils désarmés. Ce documentaire donne, paraît-il, la parole à des victimes ayant survécu à leurs odieux attentats



Chaque nation a ses héros, et l’Algérie a le droit d’avoir les siens. Mais chez elle en Algérie. Pas chez nous en France (Nicole Guiraud)

Ass. Prof., dr. Gérard Lehmann,
Centre d´Études françaises, Syddansk Universitet Le 29 janvier 2008
Engvejen 18
DK 5874 Hesselager
Danemark
LETTRE OUVERTE À FR 3
Le sourire des assassinsLes porteuses de feu, réalisation algérienne présentée sans commentaire par FR3 ce samedi 27 février à 23h. 15, est un documentaire rappelant un épisode sanglant de la guerre d´Algérie (1954-1962): les attentats terroristes d´Alger qui entraînèrent la bataille d´Alger et la fin de cette vague d´attentats. Le terrorisme FLN n´est pas nouveau: la guerre avait commencé le 1er novembre 1954, très symboliquement, avec l´assassinat d´un instituteur, Guy Monnerot et d´un caïd ancien combattant qui l´accompagnait. À Alger, en ces années 1956-1957, des bombes sont déposées dans des endroits publics, des cafés, des arrêts d´autobus, des stades, à des heures où les foules se pressent. Les explosions soufflent les vitrines, renversent les gens, les tuent, les mutilent, hommes, femmes et enfants. Des civils innocents.Pour ces jeunes filles BCBG, d´allure très européenne, habillées à l´européenne, elles en ont le look, dit l´une d´entre elles, rien de plus facile que de se fondre dans la foule retour de plage, qui s´attarde aux terrasses de café, de déposer son sac et de filer discrètement. C´est leur mission, leurs opérations, leur lutte contre l´armée française. Et avant même qu´on leur pose la question, nous avons la réponse: les états d´âme, c´est toujours pour nous, jamais pour eux. Il s´agit de la reconquête de la souveraineté de l´Algérie, dont on sait pertinemment qu´elle n´a jamais existé, au moment de la conquête française en 1830, que comme une colonie turque, un repaire de pirates et une terre d´esclavage.Ces femmes prétendent s´être battues contre l´armée française et contre les ultras colonialistes. Dans la mesure où les attentats terroristes sont dirigés contre la population européenne, les Français d´Algérie, sans compter les musulmans qui ont pris le parti de l´Algérie française (Hizb frança) et aussi bien dans les villes que dans le bled, tous ces gens-là sont assimilés à des ultras colonialistes. Les Français d´Algérie dans leur ensemble doivent donc être considérés comme solidaires du fait colonial: vrai ou faux? Solidaires du fait colonial, ils sont justiciables de la rébellion algérienne. La responsabilité est alors collective:
Il faut tuer: abattre un Européen, c´est faire d´une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé: restent un homme mort et un homme libre,
écrit Sartre : ne leur a-t-il pas donné sa caution morale dans sa Préface aux Damnés de la terre de Frantz Fanon ? Tel est le soutien qu´apporte Sartre aux poseuses de bombes: comment ne se sentiraient-elles pas en bonne compagnie? Assassiner un bébé ultracolonialiste, est-ce vraiment un crime? Mais dans ce discours des poseuses de bombes ou de leur chef Saadi, le pied-noir n´existe pas vraiment, sinon comme une excroissance à éliminer. Où sont ces victimes innocentes, ces familles décimées, ces enfants mutilés, explosés? Où sont les photos de leurs corps sacrifiés, leurs cris, et leurs angoisses près de cinquante plus tard?
Qu´on ne vienne pas me parler ici de vengeance, de représailles, d´équilibre de la terreur. Le terrorisme est l´élément central d´une stratégie de la guerre subversive et du monopole du pouvoir dans la conduite de cette guerre par le FLN. Une bombe qui tue dix personnes et en blesse cinquante est psychologiquement plus efficace que l´anéantissement d´un bataillon français. Cette instruction de la Centrale aux « combattants » du FLN définit assez bien cette logique de la guerre: creuser un fossé de sang et de haine, provoquer la répression aveugle qui fera, chose tout aussi inacceptable, des civils innocents dans la population musulmane, animer ainsi l´engrenage maudit de la terreur et de la haine. Et ces femmes, il est vrai, jouent un rôle important, qui n´ont pas fait le compte des morts, des mutilés, des estropiés, du pourcentage d´enfants qui ont été leurs victimes, et qui aujourd´hui sourient, paradent, détaillent leurs exploits, sans un mot pour la souffrance de leurs victimes et de leurs familles.

Dans la droite ligne de cette stratégie: la valise ou le cercueil, le nettoyage ethnique, la résistance désespérée des pieds-noirs trahis et abandonnés par leur gouvernement, le siège de Bab-El-Oued, le massacre du 26 mars 1962, cette manifestation pacifique noyée dans le sang, l´Oradour, à Oran, des 5 et 6 juillet 1962, sous le regard indifférent du général Katz, les milliers d´enlèvements, et nos frères harkis suppliciés, abattus après d´indicibles tortures. Dans la droite ligne: les crimes d´État du gouvernement « français » dont on attend vainement, aujourd´hui encore, qu´il prenne ses responsabilités et assume ses crimes, désigne ses coupables, qu´il rende justice à une mémoire et rompe avec l´éternel politiquement correct d´une écriture historienne inspirée par le FLN bouteflicard et ses alliés intellectuels, en France même.

J´aurais compris que l´on présentât ce film s´il avait été suivi d´un débat, avec, en regard, d´autres images, que l´on donnât la parole à certaines des victimes, à quelques uns de ces Français qui, comme Albert Camus, porté par l´espoir fou d´une Trêve civile, voulait au moins que l´on épargnât, des deux côtés, les civils innocents.

Les responsables de l´émission de FR 3 Les porteuses de feu auraient dû y réfléchir à deux fois avant de produire unilatéralement ce message de triomphe haineux qui, loin de servir la cause d´une hypothétique réconciliation, délivre un message négationniste, intellectuellement malhonnête, et insulte à la douleur du peuple pied-noir et de ses frères musulmans sur les deux rives de la Méditerranée.

Vous auriez pu au moins rebaptiser ce « documentaire » Le sourire des assassins.

Nos jeux...

La bilotcha,  c'était le cerf-volant : Quelques roseaux entaillés, quelques bouts de ficelle, du papier kraft, un peu de colle faite avec de la farine et de l'eau et quelques bandes de vieux chiffons pour faire la queue de la bilotcha. La subtilité consistait de doser la longueur de la queue en fonction de la vitesse du vent. Si le cerf-volant dansait c'est que la queue était trop courte et qu'il fallait en rajouter.

Les platicos, c'était des capsules de bouteilles de soda, bière, coca cola... etc.

Le pitchak, c'était une balle constituée de rondelles de chambre à air de bicyclette.

d'autres souvenirs sur le blog http://temoignages.over-blog.org/

Oran des années 50 - une source très riche !

Un site d'une grand richesse : Oran des années 50 

Transmission Pieds-Noirs-trajectoire d'enfants

A propos du site -

Transmission Pieds-Noirs est un site que j’ai voulu le plus simple possible.

 

J’ai beaucoup tournicoté avant de tomber par hasard sur cette très délicate apparence en forme de cercles juxtaposés sur fond blanc, créée par Caroline Moore, une illustratrice américaine qui vit dans le Maine.

 

Un cercle pour chacun. Ni plus ni moins.

 

Et une histoire à raconter.

 

Paul Souleyre

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Témoignage audio de Nicole Guiraud
30 septembre 1956, attentat terroriste à la bombe sur le café algérois Milk Bar où nombre d'enfants et leurs parents sont attablés... Parmi les victimes, Nicole Guiraud, 9 ans, le bras arraché. Elle raconte.
guiraud.ra.txt
Document texte 44 Bytes

Exportation de fruits et légumes (1949)

Algérie : 10 millions de Français (1958)

Une épopée 1830-1962

Une œuvre discréditée, minimisée, voire occultée... et pourtant, oser en témoigner...

Ensuite à chacun son regard, sa sensibilité. Mais reconnaître ce qui fut créé pendant ces 132 ans,  sans état d'âme, sans rancœur, et surtout sans idéologie (l'idéologie dresse des fils de fer barbelés autour des êtres et empêche de fraterniser)...

La valise ou le cercueil de Marie Havenel et Charly Cassan

Le mur des disparus à Perpignan

Par delà les polémiques et les divergences, ce qui importe c'est de faire mémoire à temps et à contre temps.

Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie du Quai Branly

Le Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie a été érigé sur le Quai Branly (7e arr. Paris) pour commémorer la mémoire des victimes militaires et civils des conflits ayant eu lieu en Afrique française du Nord (AFN) de 1952 à 1962 : ceux localisés dans les départements français d'Algérie et départements français du Sahara, rétrospectivement appelés la guerre d'Algérie (1954-1962), et ceux situés dans le protectorat français du Maroc et protectorat français de Tunisie, nommés « combats de Tunisie et du Maroc » (1952-1956, puis 1961 pour la crise de Bizerte). 

Il célèbre la mémoire des 23 000 soldats morts pour la France , français et harkis, ainsi que celle des victimes civiles, ainsi les parents de mes amis, Madeleine et Félix Vallat (assassinés en avril 1958 à Thiersville, près de Mascara (Oranie).

Ce mémorial a été inauguré le 5 décembre 2002 par l eprésident de la République, Jacques Chirac, en présence de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, et Hamlaoui Mekachera, secrétaire d'État aux Anciens combattants. En 2003, c'est en mémoire de l'inauguration de ce monument que la date du 5 décembre a été choisie pour instituer la «Journée nationale d'hommage aux morts pour la France pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie ».

Albert Camus, extrait du discours  lors de sa remise du Prix Nobel

L’Écho de l'Oranie  

Ce site a pour but de permettre aux Oraniens et Oranais de se retrouver, de s'entraider, de maintenir des liens amicaux et de faire revivre l'Oranie Terre française.

L’Algérie quand elle était française…  (Publié par L’Écho de l’Oranie)

Sur le modèle de tel ou tel sujet "pour les nuls" L'écho de l'Oranie a rédigé ce cours d'histoire qu'il serait bon de ire avant de critiquer...

 

Au reproche que nos beaux esprits font à la France d’avoir, dans sa soif de colonisation, ignoré les aspirations de la nation algérienne, les NULS doivent absolument apprendre que : « le pays qui se nomme aujourd’hui l’Algérie n’était pas en 1830, à l’arrivée des Français, un Etat comme pouvaient l’être le Maroc ou la Tunisie – encore moins une nation - : que ce pays se composait d’un ensemble de tribus sans aucun lien entre elles ; que ces tribus étaient même animées les unes envers les autres d’une hostilité que l’occupant turc avait pris bien soin d’entretenir ; que le sentiment de patrie était, chez ces populations, totalement ignoré ; que ce pays n’avait même pas de nom, puisque ce nom d’Algérie date d’une ordonnance française de 1842 »

 

 

À l’affirmation qui fait aujourd’hui parole d’évangile, selon laquelle les Français ont chassé les autochtones de leurs terres, les NULS doivent savoir que : « à la fin de la présence française, l’Algérie n’avait que 11 millions d’hectares cultivables. 9 millions, soit plus des trois quarts appartenaient à la population musulmane ; 2 millions d’hectares  à des Européens.

 

La plus grande partie des terres européennes avait été gagnée sur des steppes jadis incultes ou sur des marais où personne ne s’installait parce qu’ils étaient mortellement insalubres (exemple, la plaine de la Mitidja). Avant l’arrivée des Français, les plaines étaient inhabitées, les cultivateurs ne pouvant se mettre à l’abri des pillards qu’en demeurant dans les montagnes – faut-il rappeler que les nomades étaient les éternels ennemis des sédentaires -.

 

Que 700 centres ruraux ont alors été créés et aménagés par l’administration française, lesquels sont devenus des villages où habitaient les deux éléments de la population. Certains de ces centres sont devenus des villes, comme Sidi-Bel-Abbès, Boufarik, Tizi-Ouzou, Bordj-Bou-Arreridj…

 

Que s’il est vrai qu’en raison de leurs méthodes archaïques, les agriculteurs musulmans n’obtenaient dans la culture des céréales que des rendements très inférieurs à ceux qu’enregistraient les agriculteurs européens, il est également vrai que l’éducation technique des agriculteurs musulmans a été organisée sur une grande échelle par la création d’organismes nommés Secteurs d’Amélioration Rurale (les SAR) qui, établis en grand nombre dans le bled, avaient pour mission de mettre à la disposition du fellah du matériel moderne et de lui enseigner des méthodes rationnelles de travail.

 

Qu’enfin, outre les nombreux forages de puits qui ont été pratiqués dans les régions dépourvues d’eau, onze grands barrages ont été construits qui permettaient l’irrigation de 140 000 hectares.

 

 

En réponse à ceux qui s’obstinent à croire que l’Algérie était une terre de richesses fabuleuses où les colons vautrés dans leur or, « faisaient suer le burnous » et tenaient en esclavage une population d’indigènes faméliques, les NULS devraient finir par comprendre - mais peut-être est-ce trop demander ? :

 

Que sur 1 200 000 Français européens qui habitaient l’Algérie, on comptait à peine 21 000 « colons », dont 120 seulement avaient des propriétés qui excédaient 200 hectares, et 7 000 ne possédaient pas chacun 10 hectares ; qu’il y avait donc en Algérie, 1 180 000 Français européens qui n’étaient pas des colons. C’étaient des artisans, des employés, des ouvriers, des fonctionnaires, des commerçants, des avocats, des médecins, des ingénieurs, exactement comme on en voit à Draguignan, à Nevers ou à Evreux ; qu’en dehors d’une classe qui comprenait à peine 15 000 personnes, le revenu moyen de ces Français d’Algérie était inférieur de 20 % à celui des Français de métropole.

 

 

À tous ces NULS, beaux-parleurs, à tous ces NULS, économistes de salon, qui vous affirment sans sourciller, que la France avait trouvé en 1830, un pays florissant (le dey d’Alger ne vendait-il pas ses récoltes de blé au gouvernement de la Première République ?) et a laissé en 1962, un pays ravagé et désolé, il faut présenter pour qu’ils s’en imprègnent –le beau langage des euphémismes nous interdisant d’écrire « pour qu’ils se l’enfoncent dans le crâne » - l’héritage que nous avons laissé à l’Algérie indépendante :

 

- Un réseau routier de 10 000 kilomètres (dix fois la distance de Lille à Nice), reliant toutes les localités algériennes, jusqu’à l’extrême sud saharien.

 

- Un réseau ferroviaire de 4 350 kilomètres, avec des trains à grande vitesse pour l’époque, comme l’Inox qui assurait les liaisons Oran–Alger, et des trains d’intérêt local, comme le « bouyouyou » d’Hammam-Bou-Hadjar, les uns et les autres transportant chaque année 15 millions de voyageurs.

 

- 32 aérodromes, sur lesquels atterrissaient régulièrement 10 000 avions.

 

- 14 ports aux infrastructures modernes, pour la plupart de création française, comme les ports de Nemours et surtout d’Oran.

 

- 16 000 Kilomètres de lignes téléphoniques, beaucoup plus sûres que «  le téléphone arabe ».

 

- Une production électrique de 950 millions de kilowatts-heures.

 

- Enfin, quel plus bel héritage, que les réserves en pétrole du Sahara, que les plus modestes estimations comparaient à celles du Venezuela (le cinquième de la production mondiale) ! A l’époque, le président du Conseil, Guy Mollet, pouvait affirmer, dans son discours d’Arras, du 24 mars 1957, sans craindre les foudres du « politiquement correct » : « avant dix ans, le Sahara pourra satisfaire au moins la moitié des besoins de l’Europe ».

 

Quel plus bel héritage encore, que les réserves de gaz naturel et ses installations d’exportation sur le port d’Arzew, gaz que nous payons aujourd’hui plus cher à l’Algérie que le gaz importé d’Europe.

 

À tous nos hypocrites, porteurs de beaux sentiments, qui s’érigent en parangons de vertu et de justice, qui ne s’indignent pas du sort réservé à de nombreuses populations, dans certains pays totalitaires, mais qui clament haut et fort - puisqu’en France, ils sont écoutés et ne risquent rien à calomnier - que les Algériens, « à l’époque coloniale », étaient maintenus dans un état de servitude, il faut rappeler, car ils ont trop tendance à l’oublier :

 

- Que la nationalité française qu’ils recherchent si avidement de nos jours, leur avait été donnée dès 1865, par un sénatus-consulte.

 

- Qu’une loi du 20 septembre 1947 avait proclamé l’égalité absolue des droits, entre Français d’origine et Français-Musulmans.

 

- Que cette loi de 1947 avait déclaré notamment toutes les fonctions dans les administrations, les services publics ou concédés, dans les armées de terre, de mer ou de l’air et dans la magistrature, également accessibles aux deux éléments ethniques.

 

- Qu’un décret de mars 1956, tenant compte de ce que les jeunes Musulmans éprouvaient souvent du fait de certaines coutumes familiales, un retard dans leurs études, a reculé, pour ceux-ci, la limite d’âge dans tous les examens et concours.

 

Faut-il, encore et encore, leur rabâcher ce que nous avons asséné dans de précédents éditoriaux sur l’éducation et la santé ?...

 

Sur l’éducation :

 

- Que l’enseignement primaire comptait, en Algérie, en 1954, 12 000 classes fréquentées par 523 000 enfants, dont – malgré tous les mensonges que nos médias colportent avec complaisance – 350 000 enfants musulmans. Et ce dernier chiffre n’a cessé d’augmenter jusqu’en 1962, avec l’implantation d’écoles dans les douars.

 

- Que l’enseignement secondaire était donné dans 51 lycées et collèges, à 35 000 élèves, tant européens que musulmans.

 

- Que l’Université d’Alger, la troisième de France, comptait 1 200 étudiants, dont plus de 550  Musulmans.

 

- Que la formation professionnelle était assurée à plus de 12 000 élèves des deux groupes ethniques.

 

Sur la santé :

 

Qu’en Algérie, régnait à l’état endémique, la peste, la variole, le typhus, et que le chiffre de la population était en diminution constante depuis l’époque romaine.

 

Que le chiffre de la population musulmane, qui était en 1830, tombé à moins de 2 millions, était au moment du départ des Français d’environ 9 millions.

 

Que l’équipement sanitaire public de l’Algérie comprenait :

 

- 150 hôpitaux, avec 30 000 lits et que dans ces hôpitaux, on trouvait neuf Musulmans pour un Européen.

 

- Un Institut Pasteur.

 

- 2 000 médecins.

 

- Des colonnes médicales mobiles qui luttaient sans répit contre le paludisme, la tuberculose, le trachome. Dans les seuls Territoires du Sud, plus de 3 millions de consultations avaient été données en 1956 aux populations musulmanes et il avait été pratiqué 3 300 opérations des yeux.

 

 

Rappelons à nos NULS ces mots très actuels d’un Algérien, écrits sur le Livre d’Or d’une exposition à Grenoble consacrée à l’Algérie Française : « Vous les Pieds-Noirs que nous avons chassés de votre terre natale, nous avons vite compris que vous aimiez l'Algérie plus que nous, parce que vous l'aviez "enfantée" dans la douleur et élevée avec courage et dans le sacrifice… ». Est-il plus beau témoignage ?...

  

L’Echo de l’Oranie (repris sur le site : de Jean-Yves Thorrignac)

 

2eme partie "les rapatriés"

Au cours de cette vaste enquête, Etienne LALOU et Igor BARRERE se penchent sur le problème grave et pressant des rapatriés, confrontés, en ce début des années 60, à de douloureuses difficultés d'intégration à leur retour en France, souvent accueillis comme des étrangers par les métropolitains. - Pour composer son enquête, Etienne LALOU a recueilli les témoignages de rapatriés dont la situation à leur retour en France s'est dégradée et s'est embarqué pour l'Algérie, recueillir sur place quelques témoignages de français inquiets de la montée du nationalisme algérien. - Un ancien cheminot,tunisien, retrace son itinéraire délicat depuis son arrivée en France : Réintégrer dans un emploi inférieur et épuisant, sa nouvelle situation débouche sur une dépression. L'administration se révèle sourde à ses demandes de reconsidérer sa situation et il est mis à la retraite avec un salaire de misère. - ARCH : Images de la guerre d'Indochine, débarquement de rapatriés. - Un ancien pharmacien français de Saïgon énumère les difficultés auxquelles il s'est vu confronté pour s'installer en métropole. Il regrette que l'état ne fasse rien pour les rapatriés dans son cas. - ARCH : Maroc: Attentat Ben Arafa, obsèques EL GLAOUI. - Depuis son retour en France, une jeune rapatriée explique pourquoi elle se sent abandonnée et se lamente sur ses conditions de vie indécentes. - Un ancien commerçant de Casablanca regrette d'avoir dû quitter le Maroc et de trouver tant de difficultés à retrouver une vie décente. Depuis son arrivée en France, il s'est porté acquéreur en province d'un commerce inexploitable et sa femme est "morte de chagrin". Il ne voit pas d'issue à sa situation et envisage désormais le pire. - ARCH : Manifestation en Tunisie. - Un agriculteur rapatrié se lamente également sur sa nouvelle situation. Incapable de retrouver une situation comparable à celle qu'il occupait en Tunisie, il envisage l'avenir avec méfiance et exprime sa rancoeur à l'égard de l'état et des métropolitains qui considèrent trop souvent les rapatriés comme "des Français de seconde zone" ou des étrangers. - Une rapatriée, libraire de profession, expose sa nouvelle situation : l'acquisition d'une nouvelle librairie s'avère problématique et le remboursement progressif de son prêt rend sa situation précaire. - ARCH : Massu, Salan à la tribune, discours de DE GAULLE "Je vous ai compris". - Interviewé en Algérie, un médecin s'affirme déterminé à rester sur place "coûte que coûte", avec "l'arme au poing". - Un Français d'Algérie (visage caché) se dit pessimiste pour la suite des événements. Selon lui, beaucoup ont déjà cédé à la peur et, en l'absence d'une réelle volonté politique, d'autres viendront grossir les rangs des rapatriés pour mener une vie d'exilés. - Un commerçant d'Alger refuse d'envisager la fuite malgré la détérioration de la situation sur place ainsi que la perspective de devoir reconstruire sa vie en France. Il se dit même prêt à lutter énergiquement ("La valise ou le cercueil, il faudrait mieux prendre le fusil"). - Sur un paquebot à destination de la France, Etienne LALOU interroge plusieurs rapatriés : - Un couple quittant à contrecœur l'Algérie estime que le gouvernement a lâché l'Algérie française et espère échapper aux événements et retrouver une vie plus normale en France. - Une femme en partance pour la France estime que les pieds-noirs, "trop butés", se mettront à dos les Français une fois parvenus en métropole. - Enfin, un rapatrié (visage caché) sans situation en France, s'insurge contre l'indifférence du gouvernement à l'égard des rapatriés et envisage comme seule issue de rejoindre l'OAS dont il comprend les motivations qui traduisent un certain malaise au sein de sa communauté. - Etienne LALOU annonce aux télespectateurs pour la prochaine émission un débat avec le ministre d'état aux rapatriés, Robert BOULIN.