Hubert Ripoll, psychologue, écrivain

Psychologue du sport, professeur à la Faculté des Sciences du Sport de l'Université de la Méditerranée (Marseille), ex-président de la Société Française de Psychologie du Sport, il a travaillé auprès de plusieurs équipes de France et avec de nombreux champions olympiques et champions du monde. Il effectue ses recherches dans le cadre du Laboratoire des Sciences de l’Information et des Systèmes (Equipe SimGraph). notamment sur les processus mentaux, le traitement de l'information et la décision en sport. 

Bibliographie

  • Le mental des coachs, Payot, 2012
  • Mémoire de là-bas - Une psychanalyse de l'exil, L'Aube, 2012
  • Le mental en or des champions, Payot, 2008
  • Manuel de Psychologie du Sport, Editions Revue EP.S, 2004

"Vaille que vaille, contre vents et marées, malgré dénégations, racisme et ignorance, la diaspora arménienne se bat pour la reconnaissance du génocide de 1915 à travers le monde, et ce depuis presque un siècle ;et vaille que vaille, son combat n'a pas été vain - loin de là !
Aux enfants et petits-enfants pieds-noirs de sortir du silence, de la honte ou de l'ignorance (qui sont autant de stigmates liés au statut de descendants de victimes et à la transmission intergénérationnelle du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) - et je pense en particulier aux 4e et 5e génération nés à la fin de la guerre en Algérie ou après - et cela fait du monde, beaucoup de monde même .
L'illusion des négationnistes est de croire que la mémoire s'évanouit avec la disparition physique des témoins et/ou des survivants - or cette mémoire perdure, malgré silences et souffrances, et d'autant plus d'ailleurs." Georges Festa, traducteur.


ARMÉNIE : DE L'ABÎME AUX CONSTRUCTIONS D'IDENTITÉ

Denis Donikian, Georges Festa
Sous la direction de Denis Donikian et Georges Festa
ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, CIVILISATION HISTOIRE EUROPE Arménie


Ces contributions évoquent les ondes de chocs aux résonances multiples provoquées par la déflagration génocidaire de 1915. Le pluralisme des interventions permet des ouvertures, des percées inhabituelles, des rapprochements culturels. C'est moins l'austérité de l'histoire qui est ici convoquée qu'une quête de sens opérant dans toutes les directions possibles de l'esprit.


Mémoire de là-bas : une psychanalyse de l’exil

Présentation de l’éditeur :

Cinquante ans après « l’exode des pieds-noirs », Mémoire de là-bas donne les clés qui permettent de comprendre un exil d’un pays qui n’existe plus. Hubert Ripoll a sondé une histoire qui est aussi la sienne pour remonter, par les chemins de la mémoire, jusqu’aux moments, heureux ou malheureux, qui ont fondé cette communauté, son exode et son exil.

Son cheminement au travers de témoignages de trois générations de pieds-noirs nous mène jusqu’à la troisième génération, née en France, pour nous faire comprendre les ravages du non-dit des anciens dans la conscience des plus jeunes, mais aussi la résilience et la renaissance de ceux nés en France, loin du pays de leurs pères, qui tiennent, aujourd’hui, le livre de leur histoire.

Bien qu’ayant une portée théorique – sur la mémoire transgénérationnelle et l’exil – ce livre, qui se situe au carrefour de la psychologie, de la psychanalyse et de la psycho-sociologie, est destiné, par son style et sa construction, au grand public. En effet, il tend à dépasser la question pied-noire pour devenir une référence sur la mémoire de l’exil. Un essai percutant, passionnant.

Biographie de l’auteur Hubert Ripoll, né en 1947 à Philippeville, enseigne la psychologie à l’université de Marseille. Il est l’auteur de Le mental des champions (Payot, 2008) et Le mental des coachs (Payot, 2012).

Mémoire de là-bas : une psychanalyse de l’exil Hubert Ripoll  Essai (broché).   Paru en 04/2012 aux Editions de l’Aube.

Le blog de Hubert Ripoll…

(sources : Cercle Algérianiste)

Consulter les commentaires ici.

Comprendre la transmission de la mémoire intergénérationnelle

« Mémoire de là-bas » est une plongée au cœur de la mémoire de trois générations de pieds-noirs afin de comprendre comment s’est transmise leur histoire. La première génération a eu une activité professionnelle et a fondé une famille en Algérie. La deuxième génération concerne de jeunes adultes avant l’exode de 1962. La troisième génération est née en France. L’ouvrage est construit à partir d’extraits d’interviews commentés. Je ne suis ni historien, ni sociologue ou politologue, mais psychologue, et j’ai traqué les faits tels qu’ils ont été ressentis, imaginés, transmis à la descendance et reçus par elle. Cette incursion dans le souvenir révèle les représentations d’un là-bas disparu. Également les silences qui ont privé les jeunes générations de leur mémoire et de leur histoire. Pourtant, malgré cette absence de paroles, la troisième génération a accompli sa résilience. Cinquante ans après l’exode des pieds-noirs, « Mémoire de là-bas » donne enfin les clés qui permettent de comprendre un exil d’un pays qui n’existe plus.

 H.R.

Article sur la créativité -


« Nous avons tous une potentialité créative »


INTERVIEW - Hubert Ripoll, psychologue et professeur émérite à l'université d'Aix-Marseille (1), publie Enquête sur le secret des créateurs aux Éditions Payot.

LE FIGARO.- Chez les grands créateurs interviewés dans votre enquête, vous repérez l'émergence déterminante, dans leur enfance, d'une puissante «émotion créatrice». De quoi s'agit-il?

Hubert RIPOLL.- C'est une fulgurance, un envahissement de la pensée de l'enfant - le plus souvent entre 5 et 10 ans - dont l'imaginaire se retrouve alors entièrement pris: c'est une conteuse créole, au cours de longues soirées, qui fascine le futur écrivain Patrick Chamoiseau au point que sa soif de narration ne sera jamais abreuvée ; le petit Angelin Prejlocaj, qui, au détour d'un livre, est subjugué par une photo intitulée Rudolf Noureïev transfiguré par la danse et demande tout de go à suivre des cours ; ou encore de longues heures passées dans le maquis ardéchois qui imprègnent une artiste calligraphe à venir, la petite Fabienne Verdier, d'images de minéraux, de ciels étoilés qui ne la quitteront jamais… Cette émotion forte l'est d'autant plus que le milieu familial de l'enfant ne l'y a pas préparé ; parfois, le désir des parents, leur propre passion peut interférer avec celle de l'enfant au point de rendre imperceptible celle-ci… Quoi qu'il en soit, chez de nombreux créateurs, même cachée, elle aura été là tout le temps et chez ceux qui, pour une raison ou une autre, lui auront été infidèles, elle nourrira une quête incessante.

L'expérience d'une telle émotion «primitive» peut-elle se retrouver chez toute personnalité créative?

Je dirais qu'il s'agit d'une «condition favorable» mais pas obligée. Je ne l'ai pas retrouvée aussi forte chez certains de mes interviewés, et l'un d'entre eux ne semble pas l'avoir éprouvée… Au lecteur, je pense, de se poser la question pour sa propre vie. Cependant, je suis convaincu que nous avons tous cette potentialité créative. Et que les artistes sont des miroirs grossissants de celle-ci. D'ailleurs, au moment de la retraite, elle se réveille quelquefois sous forme d'un hobby qui envahit l'existence de certaines personnes. Donc, je crois que si les enfants sont tous spontanément créatifs, seuls certains d'entre eux gardent en eux un fort besoin de retrouver l'équilibre atteint lors de cette intense expérience émotionnelle.

Quel est le réel moteur des créateurs?

Spécialiste des grands champions sportifs, je pensais au début de mon enquête trouver des motivations communes entre eux et les grands créateurs. Or, il y une grande différence: les sportifs veulent gagner une compétition et, lorsqu'ils y parviennent, la libération d'endorphines, la gloire qu'ils rencontrent les comblent. Chez les personnalités créatrices, en revanche, la quête n'est jamais achevée. Il leur faut toujours «comprendre» et retrouver cet équilibre psychique et sensoriel entraperçu dans leur enfance ou dans l'œuvre qu'ils viennent d'achever et qu'ils veulent sans cesse améliorer… D'ailleurs comment peut-on continuer à créer jusqu'à son dernier souffle, comme un Cézanne, si ce n'est parce qu'on est pris par ce sentiment d'inaccompli? Comme l'a dit Patrick Modiano lors de son prix Nobel, c'est cette «longue fuite en avant» qui pousse à écrire le prochain livre. Et les productions se succédant, c'est le public qui pourra alors parler d'une «œuvre».

 Pascale Senk - le 24/04/2015 - Le Figaro

(1) Voir son blog: lesecretdescreateurs.blogspot.fr

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Commentaires : 1
  • #1

    RIPOLL Louise (mardi, 04 octobre 2016 15:34)

    Bonjour je viens de trouver sur un site de Castanet, lee nom de mon cousin HubertRIPOLL
    Je suis la fille de son oncle Charles, frère de son père Robert
    Si toutefois il donne suite à mon mail merçi de tout cœur LOUISE