Rencontre : La double vie d'Evelyne Joly

« Ce qui me motive ? La construction du relationnel…  C’est aimer. Il y a mille façons d’aimer, » me dit Evelyne Joly. De 5h30 à midi, elle est agent mobile de la Ratp ;  le reste de la journée… sa vraie vie, c’est la musique. Évelyne Joly est violoniste au sein de l’Orchestre Philarmonique de la Ratp. Il n’y a pas de hasard,  une phrase que vous rencontrez souvent sous ma plume, une constatation que j’expérimente à longueur de temps. Dès qu’une contrariété me tombe dessus, j’en  arrive à me poser la question « alors, que doit-il m’arriver de bon ? ». Et que peut-il nous arriver de meilleur qu’une belle rencontre ? Celle-ci s’est produite en décembre 2011…

Il était une fois...

C’est ainsi que toute belle histoire commence.

Il était une fois une petite fille appelée Évelyne, née en 1962 dans le XXe arrondissement de Paris. Puis elle suivit sa famille en banlieue où elle vit encore. 

Évelyne était blonde, avec de grands yeux gris, largement ouverts sur les curiosités du monde. Elle avait une grand-mère qui habitait le quartier Lorette à Paris. Une personne très généreuse, qui était visiteuse de vieilles dames, comme on est visiteuse de malades ou de prisons… Elle donnait de son temps aux femmes seules devenues trop âgées pour courir sous le soleil ou dans les giboulées. Ces vieilles dames se racontaient entre elles des histoires, échangeaient des secrets,  revivaient leur passé toujours magnifique car on a tôt fait de gommer de ses souvenirs tout ce qui a pu blesser. Et c’est tant mieux.

Un jour, une de ces vieilles dames donna un violon à la grand-mère d’Évelyne, lui disant : « Que voulez-vous que j’en fasse ? Il appartenait à un petit neveu… Il vous sera plus utile qu’à moi… » Oh que oui se dit aussitôt la grand-mère qui s’empressa de l’apporter à son fils pour sa petite fille, notre Évelyne. Et que pensez-vous que fut la réaction d’Évelyne ? Dans le mille : elle ne fut pas du tout contente ! Évelyne rêvait de faire de la danse et pas du violon ! Mais heureusement Évelyne fera de la danse pendant cinq ans tout en souffrant sur le solfège et avec son archet, jusqu’à ce que…

Et tandis qu’Évelyne Joly me conte ses débuts de violoniste, je la contemple avec beaucoup de chaleur. Je lui dois beaucoup ! Nous sommes dans un petit salon de thé face à l’entrée de la station de métro Pigalle, à Paris, en ce mois de décembre 2011. Bien à l’abri, dehors, une pluie torrentielle et un vent à décoiffer la Tour Eiffel. Tout à l’heure à nouveau le ciel bleu m’étonnera : c’est Paris !  

Mais je l’ai invitée à me parler de son métier. Il est bien loin le temps des poinçonneurs que chantait Gainsbourg. Les plus jeunes d’entre vous n’ont pas connu le ticket avec son petit trou de confetti, passé le poste de l’agent de service avant d’accéder au quai du métro…

Évelyne Joly est « animatrice agent mobile » ou « agent des stations » à la Ratp : « Un métier qui a beaucoup évolué », rappelle-t-elle. Quand elle est arrivée à la Ratp, voici près de vingt-cinq ans, on ne poinçonnait plus son ticket depuis longtemps. Après la mécanisation qui a remplacé les poinçonneurs,  la profession, avec le développement des nouvelles technologies, n’a cessé de  bouger.

Évelyne m’explique : « Quand je suis arrivée, on tenait les caisses et puis elles sont devenues comptoirs d’information. Et on rajoute encore des machines… A l’heure actuelle nous sommes au contact des voyageurs pour fournir des informations mais aussi pour veiller à la sécurité et au bon maintien des machines. Nous avons des formations permanentes pour nous adapter à l’évolution de la profession. Mais souvent on ne nous enseigne que le basique et après cela, débrouille-toi ! »  

Un personnage de roman...

Evelyne, agent RATP et violoniste
Evelyne, agent RATP et violoniste

Elle me parle et moi je l’imagine. Je suis rentrée dans le roman de sa vie. Je me demande même si elle ne s’est pas évadée d’un livre… juste pour moi ! La double vie d’Évelyne Joly se déroule là, devant moi, alors que nous sommes attablées dans ce petit salon de poche à siroter notre jus de fruit !

« Ce sont des machines très sophistiquées et difficiles à utiliser. Alors il arrive que des voyageurs manifestent leur mécontentement et cela génère un conflit… »

Elle prend son temps, me sourit. Il y a dans ces échanges comme une apesanteur. Nous sommes entre parenthèse, extraites, elle de sa vie anonyme, laborieuse, éclairée par son violon qui donne tant d’âme à son regard ; moi, de ma vie gersoise,  avec ce retour éphémère vers ma lointaine jeunesse, vécue dans ces quartiers parisiens…

De l’émotion dans les silences qui ajourent mes questions et ses réponses. En rédigeant, pour rendre la lecture plus aisée, j’ai réorganisé notre conversation qui a connu d’incessants allers retours entre sa vie d’agent et celle de violoniste…

Dans le métro, alors qu’elle est en service, Évelyne a été agressée à deux reprises dont une fois tôt le matin : «J’étais dans une équipe de contrôle avec une autre femme ; on m’a jetée par terre, craché dessus…  Il y a des voyageurs très agressifs et il faut faire face. On voit de tout, il y a beaucoup de misère. Certains nous crachent leur venin… On ne doit pas utiliser la force, on n’a pas le droit de toucher les gens. Je peux être un volcan mais je suis toujours calme. On doit contourner la situation à risque, apprendre à gérer le stress, désamorcer le conflit. On représente la cellule Ratp ! »

Elle m’apprend que les femmes sont nombreuses à la Ratp.  Il y en a de plus en plus à la conduite. La Ratp Île de France compte 42.000 agents : « Mais il faut revenir au seuil des

 40.000 et plus le dépasser… » Et donc moins d’embauche actuellement : « Depuis quelques années, la Ratp prend des jeunes en contrat de professionnalisation, c’est une équivalence d’apprentissage sur un an. Ensuite ils sont dirigés selon leurs vœux vers le bus, le métro ou le RER. On ne demande pas beaucoup de diplôme. Le Brevet des collèges convient… »

Depuis dix ans, Évelyne est tutrice associée avec le gradé en charge, auprès des jeunes à encadrer : « Il faut les évaluer, leur donner des clés, les former sur le terrain. »

Pour Évelyne, célibataire sans enfant, cette transmission est un bonheur. Elle aime son métier pour son côté relationnel et pourtant, à 20 ans, elle rêvait de devenir institutrice … ou musicienne. Les circonstances en ont voulu autrement.  Elle a été recalée à son bac et, forcée de travailler, elle a abandonné ses études : «  Je n’étais vraiment  pas bien dans ma peau à ce moment-là… »

Elle travaille alors pendant quatre ans à l’Office Central Interprofessionnel du Logement, en tant qu’archiviste. 

« Mon père était chaudronnier à la Ratp, il réparait les bus. J’ai à mon tour postulé pour rentrer dans l’entreprise. En six mois tout était prêt. J’avais passé les tests, etc. Mais je devais effectuer un stage et pour cela démissionner de l’OCIL sans aucune garantie d’être embauchée. J’avoue que cela a été un gros dilemme. Ce qui m’a aidée, c’est encore ma grand-mère. Elle avait besoin de quelqu’un auprès d’elle et je m’en suis occupée tout en faisant mes six heures de stage chaque jour pendant les cinq semaines avant  l’examen… »

Le déclic en jouant avec d’autres musiciens à 9 ans

Évelyne n’est pas devenue musicienne professionnelle mais depuis 1988, elle joue du violon au sein de l’Orchestre Philarmonique de la RATP sous la direction de Martin Lebel qui donne des concerts dans des lieux prestigieux comme la salle Pleyel, la salle des Champs-Elysées, le POPB, le Cirque d'Hiver ou encore la salle Gaveau. Mardi 20 décembre dernier, elle jouait à l’Unesco… Et nous voici lancés dans ce qui est sa part de  ciel immense par-dessus la grisaille de la vie souterraine. La musique…

Je vous disais en commençant qu’elle souffrait sur son violon, forcée par un père inflexible (Merci papa ! dit-elle aujourd’hui). Il la faisait travailler tous les jours après l’école quand les autres enfants s’amusaient. Le calvaire de la petite fille obéissante a duré près de deux ans. Jusqu’à ce que son professeur de violon, le compositeur Jacques Bondon qui fut lui même élève de Darius Milhaud au Conservatoire de Paris et plus tard directeur du conservatoire du XXe, ait une idée de génie :

« J’avais alors 9 ans. On m’a fait faire de la musique de chambre. En jouant avec d’autres musiciens, j’ai eu le déclic. A partir de là je n’ai plus vécu que pour la musique. »

Évelyne rencontre de nombreux musiciens. C’est son univers à elle. Avec ses deux petits frères, elle joue dans des orchestres, essentiellement du classique. Aujourd’hui, un de ses frères joue du trombone à l’Harmonie de la Poste, l’autre, musicien professionnel, joue de la flûte à bec. Il est directeur artistique du département Musiques Actuelles de Suresnes, spécialisé dans les synthétiseurs et la musique par ordinateur.

C’est une chose étrange. Vous rencontrez une femme portant l’uniforme de la Ratp. Vous ne vous attendez pas du tout à ce qu’elle vous révèle qu’elle joue au sein d’un Orchestre symphonique. Vous n’interviewez plus une seule personne, mais deux… Double vie, c’est tout à fait cela !

« Je joue du baroque, du classique mais aussi de la musique contemporaine. Ce que je préfère ?  La fin XIXe début XXe, la musique Russe, Debussy, Bartók… J’ai  joué deux fois le Stabat Mater de Pergolèse… C’est une passion qui me fait toujours découvrir plus… Je travaille tous les jours. Il faut être là. Travailler vraiment cela demande de la concentration, c’est très cérébral. Je reprends des cours avec un musicien qui enseignait il y a trente ans. Un retraité de la Garde Républicaine où il fut violoncelliste. C’est un très bon pédagogue… »  Ce professeur l’aide à corriger les mauvais plis attrapés si facilement : « effacer un petit pourcentage de mauvaises habitudes…surtout quand on fait de l’orchestre. »

 Un silence puis :

« C’est ma vie, c’est mon oxygène. J’y trouve mon équilibre. La musique, c’est aller au bout de soi. On apprend toujours. On va dans l’intimité du compositeur et on allie cette intimité avec la technique. La technique doit être au service de l’interprétation. On ne fait pas une  démonstration ! Il y a la recherche du son, l’émotion, se remettre dans le contexte de l’œuvre. Une communion, une conjugaison avec les autres, une harmonie toujours différente. »

Nouveau silence, lourd d’espoir : « C’est ce qu’on souhaite pour la terre ! Avec nos différentes techniques, nos instruments, nos milieux, nos ethnies… on conjugue tout cela et on est dans le même souffle : on doit respirer en même temps et le chef, le premier ! Dans ma vie, tout est lié. Ratp et musique… »

La plus étonnée, ce n’est pas moi, c’est bien elle, d’être assise en face de moi à me raconter sa vie pour Nananews,  tout cela parce qu’elle a simplement  « fait son travail ». Ce n’est pas mon avis. Elle a fait plus que son travail.

Le bagage oublié

Il faut que je vous raconte.

Il m’est arrivé une mésaventure lors de mon récent séjour parisien. Je venais d’arriver à la gare Montparnasse et de là, chargée comme une mule, je me suis propulsée vers le métro, pressée de  me rendre chez mes amis. Arrivée à la station Saint-Georges, je rassemble mes affaires et je descends. Sitôt sur le quai, je m’aperçois qu’il me manque un bagage mais déjà la rame s’est éloignée avec mon sac, muni d’un collier avec mon nom et mon téléphone. Il contient  quelques-unes de mes affaires préférées, mises à part pour les avoir facilement sous la main. Très contrariée,  je m’adresse à l’agent au guichet de la station. Le brave homme ouvre les bras : que voulez-vous ma bonne dame, semble-t-il de dire…   Il me conseille de m’adresser aux objets trouvés, et avec un peu de chance, dans quelques jours je pourrai le récupérer. Le lendemain matin, « Allô les objets perdus/trouvés »,  impossible d’avoir un interlocuteur au bout du fil. Un disque m’invitant à taper sur des chiffres, tourne en boucle et  me tourne en bourrique.  Alors affrontant la pluie diluvienne, je retourne à la station de métro dans l’espoir d’obtenir quelque renseignement. Au guichet, une petite dame m’écoute attentivement. Je la sens réceptive ce qui est très encourageant. Elle commence à me parler de la rue des Morillons où sont regroupés les objets trouvés. Il paraît que le Service reçoit environ 140 000 objets par an, de toute nature, de toute taille, avec une impressionnante cohorte de portefeuilles, de parapluies, à laquelle s'ajoute désormais celle des téléphones portables. Du boulot pour la quarantaine d'employés qui doit quotidiennement trier, répertorier, stocker près de 400 objets, et investiguer pour en retrouver les propriétaires malchanceux (comme moi)…

Oui mais, et mon sac ? A-t-il une chance ?  Elle semble se raviser et se tourne vers son ordinateur : «  je vais essayer… nous avons de nouveaux logiciels et je ne sais pas encore très bien m’en servir ; on va voir. »

 Elle tapote sur son clavier, entre des codes. Je vois des listes défiler sur son écran, pleine d’espoir mais son visage reste grave : «  je ne trouve ni sac, ni sacoche, ni valise… »  Derrière moi, des gens attendent. Je commence à me sentir mal à l’aise. Cela fait déjà un moment qu’elle  pianote sur son clavier. Je tente d’interrompre sa recherche, l’espoir enfui. Mais elle s’obstine. Je lui ai décrit le contenu de mon sac, je lui ai dit que j’étais attachée à ces affaires et elle a pris à cœur de me venir en aide. Soudain elle a une idée : «  je vais changer de paramètres, » dit-elle et là, après quelques manipulations, son visage s’éclaire : « de quelle couleur m’avez-vous dit qu’est votre sac ? » me demande-t-elle, mine de rien. Noir. Mon sac est noir. « J’ai un sac noir, avec un chapeau… », dit-elle.  Non, c’est une casquette, elle est en velours noir.

http://philharmonie-ratp.fr/Audio/75ans/Nabucco.mp3

Je n’ai fait que mon travail !

Elle continue : «  il y a un DVD… » Mais là, impossible de me souvenir du titre du film offert par un ami : ça parle de nuages, de Rivières c’est tout ce qui me vient à l’esprit, je lui dis. Elle a toujours son petit sourire, comme si elle préparait une bonne farce : «  les caprices du fleuve, » dit-elle. Ah oui, effectivement c’est le titre du film…

Quand on a fait le tour de l’inventaire de mon sac, elle me dit : «  quelqu’un l’a récupéré hier soir à 18 h 15, à la station Marcadet-Poissonniers  et l’a déposé au guichet. Avec un peu de chance il y est encore, mais vu l’heure, il est possible qu’il ait déjà été envoyé rue de Morillons... » Et très vite, joignant le geste à la parole, elle dit : « attendez ! J’appelle mon collègue à la station… »

Je retiens mon souffle.

«  Vous avez de la chance, votre sac est encore à Marcadet-Poissonniers ! – et à son collègue : bouge pas je t’envoie la voyageuse ! »   Et elle me dédie son plus joli sourire. Je l’aurais embrassée ! J’ai des ailes quand je redescends sur le quai, et aussi quand je sors de Marcadet-Poissonniers à la recherche de l’entrée du métro où se trouve le guichet… Je suis enfin devant mon sac que j’aperçois derrière la vitre du guichet. Le collègue de ma gentille « petit ange »  a lui aussi quelques difficultés avec son informatique, mais il se montre très aimable et une fois que j’ai réussi à signer les formulaires,  je récupère ce que je croyais avoir perdu à jamais.

Je reprends le métro vers Saint-Georges et là une idée m’est venue : je veux remercier cette femme qui s’est mise en quatre pour m’aider à retrouver mon bagage. Cette femme mérite de se retrouver dans le panthéon de Nananews.fr ! Elle illustre pleinement les objectifs de notre Webmag : mettre à l’honneur des femmes dans leur vie de tous les jours.

Elle est toujours derrière son guichet. Triomphante, je lui présente mon sac : le voilà ! Je la remercie encore et elle me répète « je n’ai fait que mon travail ».

Oui bien sûr… ! Je serais vraiment heureuse si vous acceptiez une interview qui sera publiée dans un magazine en ligne… Il m’a fallu vaincre ses réticences et suggérer que ce reportage valoriserait la Ratp qu’elle représentait si bien. Et nous avons pris rendez-vous…

Voilà comment nous nous sommes retrouvés dans ce petit salon de thé à parler de la double vie de celle qui se présente : «  Je m’appelle Évelyne Joly… » Non, non, rien à voir avec la dame du même nom. «  Des Joly, il y en a beaucoup… »

Il faut quand même que je précise quelque chose : quand je dis qu’il n’y a pas de hasard… parce que, quand j’étais en quête de mon sac égaré, j’avais laissé mon portable à charger.  A mon retour j’avais un message : une voix masculine, très mélodieuse, m’annonçait que mon sac avait été récupéré à la station  Marcadet-Poissonniers et déposé au guichet. Pour de plus amples renseignements je pouvais rappeler le numéro affiché. Ce que j’ai fait, mais je suis tombée sur une messagerie anonyme et je n’ai donc pu remercier directement ce monsieur qui a eu la délicatesse de me faire parvenir ce sac.

Donc, si je n’avais pas rencontré Évelyne Joly, il y aurait eu de grandes chances pour que je  récupère mon sac quand même. Mais il fallait que je rencontre Évelyne Joly, parce que la croiser sur sa route, c’est un cadeau. Et elle qui vit de musique, qui aime les œuvres d’art, les gens, la poésie, la vie, me donne cette belle conclusion :

«  Ce qui me motive ? La construction du relationnel…  C’est aimer. Il y a mille façons d’aimer. »

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Commentaires : 2
  • #1

    huertas marie louise 3100 Toulouse (samedi, 26 août 2017 17:03)

    Vos livres m'intéressent; je pars 3 semaines en vacances ds les Alpes; au retour je vous en commande un+ je suis originaire d'Algérie+ j'ai connu (comme quoi!!) Evelyne Joly ds les Alpes+ et je vous demanderais comment la joindre pour avoir des nouvelles d'une amie d'enfance qu'elle a mieux connue que moi et qui est en grande détresse
    Mme Joly est une femme généreuse et merveilleuse
    Merci d'avance- marie louise huertas (suis annuaire Toulouse + Google)
    + si vous présentez un livre à Toulouse!!

  • #2

    Maïa (samedi, 26 août 2017 18:25)

    Je transmets votre message à Évelyne. Cela devrait lui faire plaisir.
    Merci de votre intérêt et peut-être à bientôt.
    Cordialement